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QUESTION D'ACTU

Du nourrisson au senior

Le calendrier vaccinal allégé

Moins de doses, des rendez-vous vaccinaux à âge fixe et davantage de coadministrations. Le ministère de la Santé dévoile un calendrier vaccinal 2013 allégé pour plus d’efficacité.

Le calendrier vaccinal allégé CACCHIA/SIPA

  • Publié 16.04.2013 à 12h00
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L’édition 2013 du calendrier des vaccinations recommandées par les autorités sanitaires devrait faire économiser quelques larmes aux plus jeunes. Ils n’auront plus à endurer de piqûre à 3, 9 et 13-15 mois. S’inspirant des stratégies vaccinales menées en Suède, en Finlande, en Italie et au Danemark, le Haut Conseil pour la santé publique (HCSP) préconise une grande simplification du calendrier vaccinal.
Réduction du nombre de doses chez les nourrissons, co-administration de 2 vaccins pour limiter le nombre de visites pour les enfants, espacement des rappels chez les adultes, tous les âges de la vie sont concernés. L’objectif des autorités sanitaires est de redonner par ces simplifications un nouvel élan à la vaccination.

Ecoutez le Pr Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations au sein du HCSP : « In fine, le but est d’améliorer l’acceptabilité de la vaccination par les Français ».


 

Chez les nourrissons

La vaccination contre diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite et infections invasives à Haemophilus influenzae de type B était organisée en 3 injections à un mois d’intervalle suivies d’un rappel à 16-18 mois. Désormais, il n’y aura plus que 3 injections en tout : une dose à 2 mois, une dose à 4 mois et un rappel à l’âge de 11 mois.

Ce rendez-vous vaccinal à 11 mois sera également l’occasion de faire l’injection de rappel contre l’hépatite B et les infections invasives à pneumocoques.

Ecoutez le Pr Daniel Floret : « Nous devons délivrer le strict nombre de doses nécessaires à la protection ».


 

Chez les enfants

Un rappel de vaccin contre la coqueluche est ajouté à l’âge de 6 ans. De récentes études américaines et australiennes ont en effet permis de constater que le vaccin utilisé depuis 2006 est mieux toléré mais offre une durée de protection plus courte.

L’âge de début de la vaccination contre le papillomavirus est avancé à 11 ans au lieu de 14. Les autorités sanitaires y voient 3 avantages : une meilleure réponse du système immunitaire,  le rendez-vous vaccinal déjà prévu à 11 ans pour l’injection de rappel diphtérie-tétanos-coqueluche-polio et la possibilité de détacher cette vaccination de la question du début de la sexualité en la réalisant longtemps avant les premiers rapports.

Le rendez-vous vaccinal de 16-18 ans concernant un rappel diphtérie-tétanos-polio est supprimé.

 


Chez les adultes

C’est toute la logique qui change. Les rappels diphtérie-tétanos-polio se feront désormais à des âges bien identifiés (25, 45 et 65 ans) puis 75, 85, 95… chez les seniors dont le système immunitaire perd en efficacité.

Ecoutez le Pr Daniel Floret : « Personne n’arrive à savoir de quand date son dernier rappel, donc nous passons à une logique de rendez-vous vaccinaux à âge fixe  ».



Le rendez-vous vaccinal de 25 ans pourra être l’occasion d’un rappel anti-coqueluche. « En vaccinant les jeunes en âge d’être parents ou futurs parents, on assure la protection des petits nourissons, c’est la stratégie du cocooning », explique Daniel Floret.

 

 

Pour que les vaccinations de toutes les générations soient réajustées le plus tôt possible sur ce nouveau schéma vaccinal, les autorités sanitaires ont mis à disposition des médecins des calendriers de transition.

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