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Genou et bijou de technologie

La prothèse du genou connectée : une première mondiale

Par Benjamin Badache

La ville de Brest peut être fière d’accueillir une innovation mondiale : la prothèse du genou connectée. Dans les cinq prochaines années, la puce insérée dans la prothèse décèlera infection ou problèmes mécaniques.

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L’homme bionique est en route. Hier, à Brest, le projet FollowKnee a officiellement démarré. L’objectif consiste à créer des prothèses connectées capables de signaler une infection ou un défaut mécanique. Le projet, associant chercheurs et entreprises, possède pas moins de 24 millions d’euros et cinq ans pour répondre aux attentes.

L’intérêt est de franchir un cap en ce domaine. Fréquemment, les problèmes rencontrés en termes de prothèse du genou sont l’infection et les altérations mécaniques. L’aspect ”connecté” du prototype permettra d’évaluer en direct l’état de la machine. L’occasion de traiter la défaillance à temps, ce qui est un luxe en ce qui concerne les prothèses actuelles.

Un projet futuriste

L’imprimante 3D se chargera de la création de la prothèse. A l’intérieur, de petits capteurs mesureront la température et le taux de ph. Ces informations seront envoyées aux médecins par Bluetooth. Les capteurs enverront spontanément en temps réel des alertes si l’une des données est anormale. L’une des difficultés réside dans la nécessité de faire coexister l’homme et l’électronique : la sauce doit prendre entre ces deux corps. Si l’homme est autonome, la machine ne l’est pas : il faudra bien recharger la prothèse. Des pistes ? Placer le patient dans un champ électromagnétique. Cela pose d’autres questions, médicales comme éthiques. Malgré tout, en cas de succès, le projet FollowKnee inspirera rapidement d’autres chercheurs pour s’occuper des hanches, des chevilles ou des épaules.