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Neurologie

Démence : 5 fois plus de risques après un AVC grave

Selon une nouvelle étude, les personnes ayant eu un AVC ont un risque plus important de déclin cognitif et de démence.

Démence : 5 fois plus de risques après un AVC grave peakSTOCK/iStock




L'ESSENTIEL
  • Avoir eu un AVC augmente le risque de démence, selon une nouvelle étude.
  • Plus l’AVC est grave, plus le risque de démence augmente, pouvant être multiplié par cinq pour les cas les plus graves.
  • Les scientifiques ont observé que même les AVC moins graves pouvaient entraîner un déclin cognitif.

Chaque année, environ 120.000 personnes sont hospitalisées pour un accident vasculaire cérébral (AVC) en France, selon le ministère de la Santé. Parmi eux, plus de 80.000 y survivent, mais avec parfois des séquelles importantes. Les principales sont, d’après l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), l’aphasie et l’hémiplégie.

Plus l’AVC est grave, plus le risque de démence augmente

Mais ce n’est pas tout. Dans une nouvelle étude publiée dans la revue JAMA Network Open, des chercheurs ont découvert que le fait d'avoir eu un AVC augmentait le risque de souffrir ensuite de déclin cognitif ou de démence.

La gravité d’un AVC affecte fortement la pensée et la mémoire après un AVC, explique Deborah A. Levine, principale auteure de l’étude, à Newswise. Nos résultats soulignent la nécessité de surveiller étroitement les fonctions cognitives et de traiter de manière intensive les facteurs de risque de démence chez tous les survivants d’un AVC, en particulier ceux ayant subi de graves AVC.

Lors de leurs travaux, les chercheurs ont étudié les données de santé de plus de 42.000 adultes américains suivis pendant une période allant jusqu'à 30 ans. Parmi eux, environ 1.500 ont survécu à un AVC.

Ainsi, les chercheurs ont observé que plus un AVC était grave, plus le risque de démence augmentait. En effet, comparativement aux personnes n'ayant pas d’incident cardiaque, le risque de démence était environ : 

  • deux fois plus élevé après un AVC mineur ;
  • trois fois plus élevé après un AVC modéré ;
  • cinq fois plus élevé après un AVC grave.

Les fonctions cognitives toujours affectées par un AVC

"Les troubles cognitifs ne se limitent pas aux personnes ayant subi des AVC modérés ou graves, nous les observons également après des AVC légers, explique Mellanie V. Springer, autre auteure de l’étude. Tous les survivants sont donc à risque et doivent être suivis."

En effet, en ce qui concerne les capacités cognitives, les auteurs notent un lien entre l’AVC et un déclin de la mémoire, de la cognition globale et des fonctions exécutives. Chez les participants, ils ont observé que leur état cognitif était semblable à des personnes plus âgées de 1,8 an après un AVC léger à modéré et jusqu’à 2,6 ans après un AVC plus sévère.

"À mesure que la gravité de l’AVC augmente, les lésions structurelles et des réseaux cérébraux s’aggravent également, souligne Mellanie V. Springer. Cela réduit la réserve cognitive et rend le cerveau moins capable de compenser les effets de l’AVC lui-même, du déclin cognitif normal lié à l’âge et des lésions persistantes dues aux facteurs de risque vasculaire."

Les principaux facteurs de risque de l’AVC sont, selon l’Assurance maladie, le diabète, l'hypertension artérielle, la fibrillation auriculaire, le cholestérol, le tabagisme ainsi que le surpoids et l’obésité. Autant de critères à surveiller et à traiter en cas de besoin pour éviter ce problème cardiaque et les séquelles qu’il implique à long terme.

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