• CONTACT

QUESTION D'ACTU

Psychologie

Nos mécanismes de défense : ils nous protègent ou nous enferment ?

Nos mécanismes de défense existent pour nous adapter et nous protéger quand la vie devient difficile.

Nos mécanismes de défense : ils nous protègent ou nous enferment ? iStock/paulyazolino




L'ESSENTIEL
  • Nous avons tous des mécanismes de défense qui nous permettent de nous adapter aux difficultés de la vie.
  • Ces mécanismes de défense peuvent continuer de fonctionner alors que le danger n’est plus réellement présent.
  • Il faut parfois se demander si ce comportement permet d’avancer ou s'il maintient dans l’évitement et le repli sur soi.

Nous avons tous, un jour ou l’autre, minimisé une difficulté, évité une conversation inconfortable ou fait comme si tout allait bien alors que nous traversions une période compliquée. Ces réactions, souvent automatiques et inconscientes, sont en réalité des mécanismes de défense. Quand ils restent activés en permanence, ils risquent de nous éloigner de nos besoins réels.

Les gardiens de notre équilibre intérieur

Nous avons tous et toutes des mécanismes de défense qui nous permettent de nous adapter aux difficultés de la vie. Ils se manifestent le plus souvent lors d'une épreuve importante, comme une séparation, un deuil ou une perte d’emploi. Au moment où notre cerveau a besoin de temps pour intégrer pleinement la réalité d'une situation difficile, ils nous permettent d'être dans un déni temporaire ou d'éviter momentanément le sujet.

Leur rôle de protecteur nous offre un répit émotionnel précieux et nécessaire pour permettre au cerveau de traiter progressivement ce qui est en train de se passer et retrouver nos capacités d’adaptation.

Quand notre bouclier devient une prison

Les difficultés apparaissent quand ces mécanismes de défense deviennent rigides et continuent de fonctionner alors que le danger n’est plus réellement présent. Ce qui était initialement une protection peut alors se transformer en obstacle.

Avoir été profondément blessé dans une relation passée peut par exemple pousser à éviter toute proximité émotionnelle afin de ne plus souffrir. À court terme, cette stratégie réduit l'anxiété, mais à plus long terme, elle risque d’isoler et d’empêcher de construire de nouvelles relations. De la même façon, quelqu’un qui a appris à cacher systématiquement ses émotions pour paraître fort peut finir par avoir du mal à exprimer ses besoins ou à demander de l’aide.

Pour faire la différence, il faut parfois se demander si ce comportement permet d’avancer ou s'il maintient dans l’évitement et le repli.

Ouvrir la porte à davantage de souplesse

Tous nos mécanismes de défense ont joué un rôle important dans notre histoire et méritent d’être compris avec respect. Toutefois, l’objectif est plutôt de développer une relation plus souple avec soi-même en observant avec curiosité ses réactions, et en essayant d’identifier les émotions qui se cachent derrière elles : peur, tristesse, vulnérabilité ou besoin de sécurité.

Parler de ses difficultés avec une personne de confiance ou avec un professionnel peut aider à mieux comprendre ces mécanismes et à trouver de nouvelles façons de faire face aux situations délicates.

En savoir plus : "Les cinq blessures qui empêchent d'être soi-même" de Lise Bourbeau.

Vous aimez cet article ? Abonnez-vous à la newsletter !

EN DIRECT

LES MALADIES

J'AI MAL

J ai Mal Bras et mains Bras et mains Tête et cou Torse et haut du dos Jambes et pied

SYMPTÔMES