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Effets indésirables

Bipolarité, schizophrénie : alerte sur un médicament qui constipe

Prudence, si vous prenez des neuroleptiques. L’ANSM met en garde contre leurs effets constipants parfois sévères.

Bipolarité, schizophrénie : alerte sur un médicament qui constipe Sinhyu/istock




L'ESSENTIEL
  • Les neuroleptiques exposent à un risque de constipation, parfois sévère.
  • L'ANSM rappelle l’importance de la prévention et la surveillance des patients prenant ce type de médicament.
  • En cas de symptômes de constipation ou de trouble du transit, les patients doivent rapidement consulter leur médecin.

La constipation est un effet bien connu et fréquent de la prise de neuroleptiques, les traitements prescrits pour traiter les symptômes de troubles psychiatriques comme la schizophrénie et les troubles bipolaires. Mais, remarquant que des cas graves continuent de lui être signalés, l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a lancé une nouvelle mise en garde, le 11 juin 2026.

Tous les neuroleptiques exposent à un risque de constipation

"Tous les neuroleptiques exposent à un risque de constipation, parfois sévère, en raison de leurs propriétés anticholinergiques", rappelle l’ANSM dans son communiqué. Dans certains cas, cet effet indésirable a été responsable de graves complications, voire de décès. Les experts appellent ainsi les professionnels de santé et les patients prenant ce type de médicament "l’importance d’une prévention adaptée, d’une vigilance accrue et d’une prise en charge précoce de toute constipation".

Les professionnels de santé doivent notamment faire attention :

  • aux associations médicamenteuses avec le neuroleptique prescrit : il faut éviter une accumulation de médicaments à effets anticholinergiques ;
  • au transit et aux fonctions digestives des patients, avec une détection précoce des signes d’alerte comme les douleurs abdominales, la constipation sévère ou encore une diarrhée inexpliquée ;
  • à l’instauration rapide d’un traitement adapté en cas de constipation sévère, aussi appelée atonie colique aiguë. C’est-à-dire l’arrêt des antipsychotiques si nécessaire, l’évacuation d’un fécalome et la prise en charge chirurgicale si besoin ;
  • aux patients âgés de 60 ans et plus : ces derniers sont particulièrement sensibles aux effets anticholinergiques.

Prescription de neuroleptiques : il faut faire attention à son transit

L’ANSM invite également les patients ayant des prescriptions de neuroleptiques à être vigilants. Il leur est conseillé de faire attention à leur transit et d’avertir leur médecin ou pharmacien en cas de douleur abdominale, de constipation sévère ou de diarrhée inexpliquée. Pour limiter le risque de présenter cet effet indésirable, il faut veiller à rester bien hydrater et à avoir une alimentation riche en fibres (fruits et légumes, céréales complètes, les légumes secs et les oléagineux).

Si vous présentez des signes de troubles du transit, il ne faut surtout pas modifier son traitement sans avis médical. "Consultez rapidement en cas de symptômes évocateurs d’une constipation sévère ou de complications (absence de selles, douleurs abdominales intenses, ventre gonflé, vomissements, fièvre...)."

Par ailleurs, les antipsychotiques ne sont pas prescrits uniquement aux patients souffrant de bipolarité ou de schizophrénie. Ils peuvent également être utilisés dans des cas d’ états d’agitation ou d’agressivité en milieu psychiatrique, de troubles liés à certaines maladies neurologiques (maladie d’Alzheimer, Huntington…) ou encore en association dans les formes sévères de dépression résistante.

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