- Des cas d’infection par le virus du Nil occidental, transmis par les moustiques, ont été signalés notamment en Grèce (21), en Italie (21), en Espagne (2), en Roumanie (2) et en Macédoine du Nord (2).
- "Pour la plupart des gens, le risque reste faible, mais toute personne résidant ou se rendant dans une zone touchée doit prendre des précautions", selon l’OMS.
- La prévention repose sur la protection contre les piqûres de moustiques (porter des vêtements couvrants, utiliser un répulsif, éviter les sorties à l'aube et au crépuscule, installer des moustiquaires et éliminer les eaux stagnantes autour des habitations).
Au 16 juillet 2026, un cas autochtone d’infection à virus West Nile a été identifié dans les Pyrénées-Orientales (Occitanie), selon Santé publique France. "Il s’agit de la première détection de la circulation du virus chez l’Homme en France en 2026." Cependant, dans d’autres pays européens, de plus en plus de personnes sont infectées par cette maladie infectieuse causée par un arbovirus appartenant à la famille des Flaviviridae et au genre Orthoflavivirus, proche des virus responsables de la dengue ou du Zika.
Virus du Nil occidental : 21 cas confirmés en Grèce et 21 enregistrés en Italie
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la Grèce enregistre la plus forte hausse récente, avec 21 cas humains confirmés par les autorités sanitaires nationales au 22 juillet, dont 14 rien qu’au cours de la semaine dernière. Parmi les patients, 20 ont contracté une forme neuro-invasive de la maladie, notamment une encéphalite ou une méningite, et 13 d’entre eux sont toujours hospitalisés. En Italie, la propagation est la plus étendue sur le plan géographique, avec, au 15 juillet, 21 cas confirmés dans 17 régions différentes. "Des cas humains autochtones ont également été signalés en Espagne (2), en Macédoine du Nord (2) et en Roumanie (2)", peut-on lire dans le communiqué.
Pour rappel, le virus du Nil occidental se transmet par la piqûre d’un moustique du genre Culex infecté. "Après avoir piqué des oiseaux infectés, les femelles moustiques assurent la multiplication, puis la transmission du virus aux humains lors d’un repas sanguin", précise l’Institut Pasteur. D’après l’OMS, des cas de transmission par transplantation d’organe, transfusion sanguine, grossesse et allaitement ont également été rapportés, bien que cela soit rare. "Aucun cas de transmission interhumaine par les contacts de la vie courante n’a jamais été signalé."
Environ 70 à 80 % des patients infectés par le virus du Nil occidental ne ressentent aucun symptôme
Dans 70 à 80 % des cas, l’infection par le virus West Nile, pouvant être confirmée par des analyses de laboratoire, ne provoque pas de symptôme. Dans le cas contraire, les patients souffrent, après trois à six jours d’incubation, de fièvre, de maux de tête, de fatigue, de courbatures, de nausées ou de vomissements, et parfois d’une éruption cutanée ou d’un gonflement des ganglions lymphatiques. Une forme grave de la pathologie peut entraîner une forte fièvre, une raideur de la nuque, une désorientation, des tremblements, des convulsions, une faiblesse musculaire, une paralysie ou un coma. "Pour la plupart des gens, le risque reste faible, mais toute personne résidant ou se rendant dans une zone touchée doit prendre des précautions."
"Se couvrir, utiliser un répulsif anti-insectes et éliminer les eaux stagnantes peut faire toute la différence"
Pour l’heure, aucun vaccin homologué pour l’Homme, ni aucun traitement antiviral spécifique n’existe. La prise en charge de l’infection sur le traitement des symptômes (repos, hydratation, médicaments contre la fièvre et la douleur) et aux soins de soutien à l’hôpital pour les cas graves. "Alors que la saison de transmission vient tout juste de commencer, l’OMS exhorte ainsi les pays à renforcer la surveillance des moustiques et à mieux informer la population quant aux mesures de protection." Pour réduire le risque de piqûres de moustiques, l’autorité sanitaire recommande d’adopter des gestes simples. "Se couvrir (vêtements légers, amples couvrant la majeure partie du corps), utiliser un répulsif anti-insectes et éliminer les eaux stagnantes (pots, récipients) autour de la maison, peut faire toute la différence." Il est également conseillé d’avoir recours à des moustiquaires et de dormir dans une pièce climatisée.
"Le virus du Nil occidental n’est pas une menace nouvelle, mais les conditions qui favorisent sa propagation évoluent rapidement. La hausse des températures et l’allongement de la saison estivale offrent aux moustiques davantage de temps et d’espace pour transmettre ce virus. La plupart des infections sont bénignes, mais environ 1 personne sur 150 ayant contracté le virus souffrira d’une infection grave touchant le système nerveux central, ce qui peut engager le pronostic vital. (…) Toute personne présentant une forte fièvre, une éruption cutanée ou une raideur de la nuque après une piqûre de moustique doit consulter un médecin sans tarder", a conclu le docteur Hans Henri P. Kluge, directeur régional de l’OMS pour l’Europe.


