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Comment nous percevons le chaud et le froid : une recherche éclaire le sujet

Les neurones thermorécepteurs, sensibles à la température cutanée, sont capables de détecter le froid et la chaleur. 

Comment nous percevons le chaud et le froid : une recherche éclaire le sujet Patcharapong Sriwichai/istock

  • Publié le 27.07.2026 à 13h25
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La régulation de la température corporelle est essentielle à notre organisme. Pour ce faire, différents processus co-existent dans l’organisme, liés à des cellules spécifiques, appelées neurones thermorégulateurs. Présentes par milliers dans le corps humain, elles sont capables de détecter le froid et le chaud pour transmettre ces informations au système nerveux. Dans la publication spécialisée Neuron, des scientifiques décryptent leur fonctionnement. 

Température corporelle : des cellules capables de détecter le froid et le chaud

"Les thermorécepteurs sont les premiers acteurs de la réponse de l'organisme : ils détectent ce qui se passe à la surface du corps et transmettent l'information au cerveau", explique la Dr Clarissa Whitmire, du Queensland Brain Institute de l’Université du Queensland en Australie. Depuis longtemps, les scientifiques pensaient qu’il existait deux types de thermorécepteurs, l’un dédié au froid et l’autre à la chaleur. "Notre étude montre qu'au lieu de s'appuyer sur deux neurones distincts pour percevoir la chaleur et le froid, les thermorécepteurs du corps peuvent signaler ces deux sensations au cerveau, en augmentant leur activité lorsque les températures sont plus fraîches et en la diminuant lorsqu'elles augmentent."

Une étude sur des souris pour comprendre le processus de thermorégulation du corps

La scientifique et son équipe l’ont découvert grâce à des techniques d’imagerie de pointe. Ils les ont utilisées sur des souris pour observer les thermorécepteurs présents sur des ganglions de la racine dorsale, au niveau des lombaires. Cela leur a permis de suivre l’activité de milliers de cellules thermoréceptrices, face à des températures chaudes et fraîches. "L'étude s'est concentrée sur des températures quotidiennes ordinaires et non douloureuses, comme celles ressenties en entrant dans une pièce froide ou en prenant un bain chaud", précisent-ils. 

Dysfonctionnement de la perception de la température : mieux comprendre les thermorécepteurs pour mieux adapter les traitements 

Pour ces spécialistes, la compréhension du fonctionnement des thermorécepteurs pourrait permettre de développer des traitements adaptés pour les personnes souffrant de dysfonctionnements de la perception thermique. "L'être humain régule étroitement sa température interne ; une perception précise de la température est donc cruciale pour l'homéostasie, c'est-à-dire la capacité du corps à maintenir un environnement interne stable", alerte le Dr Phil Bokiniec, issu du même institut et co-auteur de ces travaux.

Le vieillissement ou certaines pathologies, comme la sclérose en plaques, le diabète, les lésions de la moelle épinière ou des neuropathies, peuvent réduire la capacité d’un individu à détecter la température. "Nous espérons que nos travaux modifieront la compréhension des thermorécepteurs, ce qui est essentiel pour mettre au point des thérapies efficaces, espère la Dr Whitmire. C'est un point crucial, car si les traitements ciblent les mauvaises cellules nerveuses ou les mauvaises voies de signalisation, ils seront tout simplement inefficaces."

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