- Une étude a suivi les habitudes sportives de plus de 147.000 adultes pendant 30 ans.
- Entre 90 et 119 minutes de renforcement musculaire par semaine étaient associées à un risque de décès plus faible.
- Les bénéfices étaient encore plus importants lorsqu'ils étaient combinés à une activité d'endurance.
Pas forcément besoin de passer des heures et des heures à la salle de sport pour protéger sa santé. Selon une vaste étude menée sur près de trois décennies, plus d'une heure et demie de renforcement musculaire par semaine pourrait déjà réduire significativement le risque de décès.
Pour arriver à ce constat, des chercheurs ont analysé les données de 147.374 adultes suivis dans le cadre de trois grandes études américaines. Les participants renseignaient tous les deux ans leurs habitudes d'activité physique, et notamment les exercices de renforcement comme les pompes, les squats, les fentes ou encore le travail avec des poids. Au cours du suivi, près de 36.000 volontaires sont décédés. Les scientifiques ont alors comparé les risques de mortalité en fonction du temps consacré chaque semaine au renforcement musculaire.
La musculation associée à une meilleure longévité
Les résultats, publiés dans le British Journal of Sports Medicine, montrent qu'un volume de 90 à 119 minutes de renforcement musculaire par semaine, soit 1h30 à 2 heures, est associé à une diminution de 13 % du risque de décès, toutes causes confondues. A noter qu’au-delà de deux heures hebdomadaires, les bénéfices n'augmentaient plus de manière significative.
Les effets étaient particulièrement marqués pour certaines maladies, peut-on lire dans un communiqué. Chez les personnes qui pratiquaient entre 90 et 119 minutes de musculation par semaine, le risque de décès était ainsi réduit de 19 % pour les maladies cardiovasculaires et de 27 % pour les maladies neurologiques. Concernant le cancer, les bénéfices étaient surtout observés à des niveaux plus modestes de pratique, entre 1 et 59 minutes hebdomadaires.
Le duo gagnant : renforcement et cardio
Mais on peut aller encore plus loin dans l'exercice pour protéger sa santé. La recherche montre en effet que les meilleurs résultats sont obtenus lorsque le renforcement musculaire est associé à une activité d'endurance comme la marche rapide, la course, le vélo ou la natation. Par rapport aux personnes les moins actives, celles combinant régulièrement activité cardiovasculaire et renforcement musculaire présentaient les risques de décès les plus faibles. Dans certains cas, la réduction du risque atteignait même plus de 50 %.
Les chercheurs rappellent qu'il s'agit là d'une étude observationnelle, qui montre des associations sans prouver un lien direct de cause à effet. Ils estiment néanmoins que ces résultats viennent conforter les recommandations d’activité physique actuelles, qui encourage la pratique des deux types d'exercice, "renfo" et "cardio".


