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QUESTION D'ACTU

Adipokines

Une mauvaise condition physique augmente le risque de maladies inflammatoires

On connaît les bienfaits de l’activité physique sur le poids et sur la santé. Une étude de chercheurs danois montre qu’une bonne condition physique permet également de réduire le risque d’inflammation et de maladie inflammatoire.

Une mauvaise condition physique augmente le risque de maladies inflammatoires Nomadsoul1/epictura

  • Publié 18.01.2018 à 12h20
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Bouger, c’est bon pour la santé ! Les bienfaits de l’activité physique sont connus et reconnus. Être en bonne condition physique permet d’être en meilleure santé. Par contre, avoir « du bide » ou « de la brioche » est vraiment mauvais.
Une étude réalisée à l’université de Copenhague au Danemark montre qu’une mauvaise condition physique est associée, bien sûr à un tour de taille trop élevé, mais aussi à un plus grand risque d’inflammation. Les résultats ont été publiés cette semaine dans la revue PLOS One.

La graisse sécrète des protéines de l’inflammation

On sait, grâce à de nombreuses études, qu’un surplus de graisse à l’intérieur du ventre (graisse viscérale) peut augmenter le risque d’inflammation chronique et de maladies liée à un désordre du métabolisme (syndrome métabolique). Ce risque est lié à une sécrétion par la graisse intra-abdominales de protéines pro-inflammatoires : les « adipokines ».
Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont trouvé que le niveau de condition physique est également inversement proportionnel, tant à la graisse abdominale et au tour de taille, qu’au niveau d’inflammation.

Une large étude et des critères fiables

Les scientifiques ont analysé les données de 10 976 personnes. Pour évaluer leur forme physique, ils ont subi des tests de VO2 max, le test en usage qui calcule la quantité maximale d’oxygène qu’un individu peut consommer pendant une activité physique. Elle est calculée par unité de temps. Le tour de taille des personnes a été mesuré, ainsi que leur poids, des analyses sanguines ont été réalisées aussi pour déterminer le niveau de protéine C-réactive.
Les chercheurs se sont rendus compte que les personnes avec une bonne condition physique avaient un tour de taille plus réduit, et moins d’inflammation, et ce sans lien direct avec leur indice de masse corporelle. L’indice de masse corporelle est en effet, assez mal corrélé au tour de taille : on peut être un peu gros mais avoir un très gros ventre, ou être obèse et avoir surtout des grosses fesses !

L’inflammation liée à la graisse abdominale

Plusieurs études ont démontré depuis quelques années que les protéines pro-inflammatoires qui sont sécrétées par la graisse à l’intérieur du ventre et des organes du ventre sont responsables d’une inflammation générale et d’une aggravation des maladies auto-immunes.
Par exemple, dans l’arthrose, les adipokines sont associées à une arthrose des mains plus agressive chez les obèses, alors qu’il est assez rare de voir un obèse marcher sur les mains ! La surcharge des articulations ne peut donc pas être évoquée. De la même façon, au cours de la polyarthrite rhumatoïde et de la spondylarthrite, ces maladies auto-immunes sont plus graves chez les obèses et les traitements, mêmes les plus puissants, y sont moins efficaces.

Pour être en forme et éviter les maladies inflammatoires, marchez, courrez, pédalez ou nagez, mais le principal c’est de bouger !

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