ACCUEIL > QUESTION D'ACTU > E-santé : les Français tiennent à leurs données personnelles

Observatoire Cetelem

E-santé : les Français tiennent à leurs données personnelles

Par Julie Levallois

Limiter les déplacements, améliorer la coordination des soins, les Français sont plutôt favorables au déploiement des services d'e-santé.  

amorphis/epictura

L’e-santé, oui, mais pas à n’importe quel prix. D’après un sondage réalisé pour l’Observatoire Cetelem (1), la collecte des données personnelles de santé est un passage inévitable pour une majorité des Français. Mais ceux-ci se montrent méfiants quant à l’utilisation qui en sera faite. Ils refusent massivement que des entreprises privées les exploitent.

Ce refus mis à part, les sondés ont une vision plutôt positive de l’e-santé, c’est-à-dire les aspects numériques ayant trait à la santé. 8 sur 10 affirment qu’elle permettra de faciliter les échanges entre les professionnels de santé, dans le cadre d’un parcours de soins coordonné, par exemple. Ils estiment aussi qu’elle peut aider au suivi médical des patients. Un usage particulièrement intéressant pour les malades souffrant d’une affection chronique.

Sans surprise, les Français trouvent leur intérêt dans le développement de l’e-santé. Téléconsultations et autres systèmes de consultation à distance aident à limiter leurs propres déplacements, avancent-ils à plus de 70 %. Et pourquoi pas, rêvent certains, participer à la lutte contre les déserts médicaux.

Pas d’impact sur les tarifs

Certaines municipalités ont d’ores et déjà franchi le pas, à l’instar de Cluny (Saône-et-Loire), qui a mis en place une télécabine dès 2014. Mais la mise en place de ces systèmes peine à prendre de l’ampleur – notamment faute de financements suffisants.
Reste la question de l’usage qui peut être fait de la télémédecine. Sur ce point, les citoyens se montrent plutôt partagés. La moitié d’entre eux rejette tout simplement cette option. Les autres sont plus ouverts.

Mais pas question, pour eux, de consacrer cette approche à des consultations complexes. En revanche, ils estiment qu’un renouvellement d’ordonnance ou l’établissement d’un certificat médical se prête tout à fait à ce type de consultation.
« Au-delà des avancées techniques, le développement de l’e-santé peut répondre à des problématiques qui sont au cœur des préoccupations de nombreux Français », analyse Flavien Neuvy, responsable de l’Observatoire Cetelem.

Mais le recours à l’e-santé, et notamment la télémédecine, ne fait pas de miracles. Et cela, les Français le savent. 46 % des sondés estiment que son déploiement n’aura pas d’impact sur les tarifs médicaux. Un quart pense même que cela pourrait les augmenter.

 

(1) Sondage Harris Interactive pour l’Observatoire Cetelem, réalisé auprès de 1 019 personnes de 18 ans et plus représentatives de la population française, interrogées par Internet.