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QUESTION D'ACTU

Lycée Bagatelle de Saint-Gaudens

Haute-Garonne : Janick Leclair interdite d’enseigner à cause de sa surdité

Malgré l’obtention de son Capes, ce professeur de français de 38 ans  a été écarté des estrades par l’Éducation nationale, en raison de sa surdité.

Haute-Garonne : Janick Leclair interdite d’enseigner à cause de sa surdité wangsong/epictura

  • Publié 20.02.2017 à 16h03
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« Enfant, je vivais dans un univers de livres pour me libérer de cet ennui que l'on peut ressentir quand on est enfermé dans ce monde de sourd, a expliqué Janick Leclair à France Bleu Toulouse. Avec les livres, on peut comprendre le monde, trouver des réponses à nos questions. Très vite, mon souhait a été de transmettre cette passion aux autres, et aux élèves, à travers l'enseignement ».
Malheureusement, l’enseignante récemment diplômée ne peut pas exercer, pour l’instant. Elle a pourtant obtenu son Capes en lettres modernes à l’été 2015, comme le reste de sa promotion, et décroché un poste de professeur de français au lycée Bagatelle de Saint-Gaudens (Haute-Garonne). Mais juste avant la rentrée scolaire 2016, elle s’est vue déclarer inapte, pour état de santé incompatible à la fonction d’enseignant, par une décision du rectorat de l’Académie de Toulouse.

 

Pas de règles précises pour les malentendants

Courant juillet, Janick Leclair avait eu la mauvaise idée de faire une demande d’aide d’un assistant pour préparer ses cours, auprès du rectorat. Une demande qui a motivé cette décision brutale d’interdiction d’enseigner. Le problème, explique-t-elle, réside dans le fait qu’aucun statut juridique n’est pensé pour les personnes malentendantes, contrairement aux personnes malvoyantes.
« Dans le cas des professeurs comme moi, rien ne dit qu’il y a un seuil de surdité à partir duquel on ne peut pas faire classe », s’est-elle indignée.

Après avoir fait appel au soutien de plusieurs associations, et rencontré un représentant du délégué interministériel au handicap, elle devrait être autorisée à reprendre les cours. Le temps d’obtenir l’aval du comité médical départemental, après l’avis de deux experts. Si la décision lui est favorable, l’enseignante devrait pouvoir effectuer son retour dans les salles de classe dès le mois de mars.

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