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Ce 23 janvier

Don d’organes : le registre du refus s'ouvre en ligne

Par Antoine Costa

La loi évolue et renforcer le don présumé d'organes. L'accès au registre nationale des refus est aussi simplifié par la création d'un site internet, dès ce 23 janvier.

Campagne de l'Agence de la biomédecine

Ce 23 janvier, la deuxième étape de la loi sur le don d’organes entre en vigueur. Toute personne décédée est considérée comme donneuse présumée depuis 40 ans. Cette disposition a été renforcée le 1e janvier. Mais les citoyens qui refusent tout prélèvement futur peuvent encore exprimer leur refus. Une décision désormais simplifiée. Le registre national des refus sera directement accessible en ligne à compter de ce lundi.

Nom, prénom, adresse… L’inscription exige un renseignement détaillé de l’état civil. Il est également possible de préciser à quel geste l’on s’oppose : greffe d’organes ou de tissus à visée thérapeutique, prélèvements pour la recherche scientifique, autopsie médicale non judiciaire. Enfin, l’internaute doit joindre une pièce d’identité officielle à sa déclaration. Ces trois étapes complétées, une confirmation est adressée par mail ou par courrier.

42 % de refus

En l’absence d’inscription sur ce registre, les médecins demanderont à la famille la volonté du patient de son vivant. Pour cela, deux possibilités. Soit le défunt a rédigé ses volontés dans un document daté et signé, et les a remises à un proche, soit la famille devra se faire l’écho d’un engagement oral.

Dans ce dernier cas, la loi évolue pour formaliser le refus. Car l’Agence de la biomédecine a noté un paradoxe : alors que 90 % des Français sont favorables au don d’organes, le taux de refus exprimé par les familles atteint 42 % en moyenne.

Rédiger un certificat témoignant du refus exprimé par la personne défunte devrait à la fois renforcer ce droit, et limiter les refus qui n’ont pas lieu d’être, où la famille se substitue à la volonté du défunt. C’est en tout cas ce qu’espère l’Agence.

Pour rappel, en 2015, près de 21 500 Français étaient inscrits sur la liste d’attente des greffes. Moins de 6 000 d’entre eux ont pu recevoir un greffon.

Regardez l'émission L'Invité santé de Pourquoidocteur
avec Anne Courrèges (Agence de la biomédecine)
diffusée le 16/06/2016 :