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Intoxications

Betterave crue : les autorités déconseillent sa consommation

Par La rédaction

La consommation de betterave crue est à l’origine d’épisodes récurrents d’intoxications alimentaires et reste déconseillée par les autorités.

duskbabe/epictura

Attention aux betteraves crues. Leur consommation n’est pas très répandue, puisqu’en grande surface, elles sont vendues cuites, la plupart du temps sous la forme d’une boule. Mais certains les achètent crues, notamment sur les marchés ou chez le primeur, et la dégustent ainsi, en la râpant. Or, la consommation de cet aliment non-cuit ne serait pas sans risque, à en croire la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes).

L’organisme émet une alerte à destination des consommateurs, des professionnels et des gestionnaires d’établissements de restauration collective : « il est déconseillé de consommer des betteraves crues ». Ainsi, même si ces produits peuvent être consommés froids, ils doivent avoir fait l’objet d’une cuisson préalable.

Intoxications

La DGCCRF a en effet été informée d’épisodes récurrents d’intoxications alimentaires collectives (TIAC) liés à la consommation de betteraves rouges n’ayant pas été préalablement cuites et, en dernier lieu, « d’un épisode ayant concerné 45 personnes en fin d’année 2016 dans la région des Pays-de-la-Loire », peut-on lire dans un communiqué.

« Ces intoxications, qui se traduisent par des troubles digestifs (diarrhées, vomissements) rapidement après consommation de betterave crue, peuvent être notamment sensibles dans le cas de personnes vulnérables (enfants, personnes âgées, individus immunodéprimés) », poursuit la DGCCRF.

Ces cas n’ont cependant pas nécessité d’hospitalisation et les victimes ont retrouvé une activité normale en quelques heures. Cet épisode récent, ainsi que des cas similaires identifiés dans d’autres pays, conduisent ainsi la DGCCRF à rappeler l’avis que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) avait émis, à sa demande, à l’occasion de précédentes intoxications associées à la consommation de betteraves crues.

Causes inconnues

Dans cet avis daté du 27 novembre 2014, l’Anses rappelait que la betterave potagère est un légume consommé cuit depuis des générations. L’Anses indiquait également que, malgré une bibliographie fournie, aucune explication scientifique ne permet de connaître la cause des TIAC liées à la consommation de betteraves crues.

En conséquence et dans l’attente de travaux de recherche complémentaires, elle recommandait de ne pas servir de betteraves crues dans les restaurants collectifs des établissements d’enseignement et dans les maisons de retraite.