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QUESTION D'ACTU

Syrie

Alep : les ONG médicales réclament un ultimatum humanitaire

Plusieurs ONG ont réclamé auprès de François Hollande un ultimatum humanitaire afin d'évacuer les civils d’Alep. Et pointent le danger de la mort du droit humanitaire international.

Alep : les ONG médicales réclament un ultimatum humanitaire Ameer al-Halbi/apaimage/SIPA

  • Publié 16.12.2016 à 16h29
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 Alep. Des milliers de civils évacués dans la terreur et l’ignorance du sort qui leur sera réservé. Ville assiégée, affamée, ruinée… Alors que l’évacuation de la population des zones rebelles se déroule dans la plus grande incertitude, des représentants de trois ONG médicales (Médecins du Monde, Médecins Sans Frontières et l'Union des organisations de secours et soins médicaux France) ont été reçus par François Hollande, à qui ils ont fait part de la nécessité d’instaurer un « ultimatum humanitaire ». 

« La bataille d'Alep touche à sa fin et subit une véritable tragédie humanitaire : les milliers de civils bloqués à Alep sont traumatisés et manquent de tout, d’eau, de nourriture et de médicaments alors que les bombardements ne cessent de s’intensifier depuis le 15 novembre », peut-on lire dans un communiqué de MdM.

15 soignants, plus d’hôpitaux

L’ONG s’interroge : dans quelles conditions vont être accueillis les déplacés ? Qui va les prendre en charge ? « Il ne reste qu'entre 15 et 20 soignants et aucun hôpital n’est fonctionnel. À Alep, près de 700 blessés ne peuvent être évacués », explique le Dr Françoise Sivignon, présidente de MDM, citée dans le communiqué.

« Nous sommes des soignants révoltés. C'est à ce titre que nous sommes venus voir le président de la République ». Lors de l’entretien à l’Elysée, les ONG médicales ont proposé un « ultimatum humanitaire » à mettre en place dans les 15 jours à venir en raison de l’urgence à intervenir.

« Mort du droit humanitaire »

Ce dernier comporte plusieurs volets : évacuation des civils des zones dangereuses par des parties non prenantes au conflit et respect du droit humanitaire international ; ravitaillement en nourriture et médicaments dans l'attente de l’évacuation des civils ; protection spécifique du personnel médical et des soignants, cibles du conflit syrien depuis son commencement ; et enfin, protection des hôpitaux et des structures de soins encore fonctionnels, en particulier ceux situés le long de la frontière turque.

«  Il est urgent que la communauté internationale se mobilise et protège les populations, première victimes de ce conflit. Nous refusons la mort du droit humanitaire international », conclut Françoise Sivignon.  

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