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Rapport Unicef

Syrie : un enfant sur trois n'a jamais connu la paix

Depuis le début du conflit syrien, 3,7 millions d'enfants ont vu le jour. Parmi eux, plus de 300 000 enfants sont nés dans des camps de réfugiés au Liban, en Jordanie ou en Turquie. 

Syrie : un enfant sur trois n'a jamais connu la paix © UNICEF/UN013175/Al-Issa

  • Publié 14.03.2016 à 15h51
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Depuis le début du conflit syrien en 2011, environ 3,7 millions d’enfants sont nés dans le pays. Aujourd'hui, un enfant syrien sur trois n'a ainsi connu que la guerre. La violence, la peur et le déracinement sont leur quotidien, selon un rapport de l’Unicef intitulé « Pas de place pour les enfants ».

Au total, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance estime que 80 % des enfants, soit 8,4 millions d’entre eux, sont affectés par la guerre civile, qu’ils soient en Syrie ou dans des camps de réfugiés au Liban, Jordanie ou Turquie. Dans ces pays voisins, le nombre de réfugiés a été multiplié par 10 en moins de 5 ans. Plus de 15 000 enfants isolés ou séparés de leurs familles ont passé la frontière pour fuir la guerre.

« En Syrie, la violence est devenue banale. Elle touche les maisons, les écoles, les hôpitaux, les terrains de jeux et les lieux de culte, déplore le Dr Peter Salama, le directeur régional de l'Unicef pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Près de 7 millions d’enfants vivent dans la pauvreté. Leur enfance est devenue synonyme de pertes et de privations. »


Des enfants soldats recrutés dès 7 ans

D’après ce rapport, 1 500 cas de « violences graves » contre les enfants ont été recensés par l’Unicef. Plus de 60 % d’entre elles sont des cas de mutilations et d’assassinats, conséquences de l’utilisation d’armes explosives dans des zones habitées. Plus d’un tiers des enfants tués l’ont été sur le chemin de l’école ou en classe, s’alarme l’agence des Nations Unies.

« Au cours de ces cinq années de conflit, des millions d’enfants ont grandi trop vite, regrette le Dr Peter Salama. Ils paient le prix d’une guerre d’adultes : ils continuent d’abandonner l’école, beaucoup d’entre eux sont forcés de travailler, et les filles se marient précocement. ».

De fait dans ce contexte de guerre civile, beaucoup de jeunes garçons de 15 à 17 ans ont été recrutés par les forcés armées. Au départ, ces enfants guerriers servaient loin des lignes de fronts. Mais depuis 2014, tous les belligérants ont enrôlé des enfants plus jeunes –parfois âgés de 7 ans – et souvent sans le consentement parental. En 2015, plus de la moitié de ces enfants soldats ont moins de 15 ans contre 20 % l’année précédente. Ces mineurs reçoivent un entraînement militaire et participent aux combats, parfois en première ligne pour porter et assurer l’entretien des armes ou soigner et évacuer les blessés. Ils sont également utilisés pour tenir les postes de contrôle, ou endosser le rôle de bourreaux ou de snipers.


Leur redonner leur dignité

Pour l’Unicef, l’un des défis les plus importants à relever est la scolarisation des enfants. Plus de 2 millions d’enfants ont quitté l’école en Syrie ou dans les pays voisins où ils se sont réfugiés. « Il n’est pas trop tard pour les enfants de Syrie. Ils ont encore l’espoir de vivre dignement, d’avoir une vie qui leur offre des perspectives. Ils continuent d’avoir des rêves de paix et ils ont encore la possibilité de réaliser ces rêves », assure le directeur régional de l'Unicef pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

Ainsi pour s’occuper de ces enfants et le redonner leur dignité, l’Unicef estime avoir besoin d’1,4 milliard de dollars en 2016. Pour l’heure, l’Agence aurait reçu seulement 6 % des fonds nécessaires.

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