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7 000 décès par an

Cancer du foie : les médecins plaident pour un meilleur dépistage

Un dépistage semestriel des personnes à risque de cancer du foie améliore considérablement le pronostic. Mais il est trop peu souvent pratiqué à ce rythme.

Cancer du foie : les médecins plaident pour un meilleur dépistage acherst/epictura

  • Publié 27.09.2016 à 11h46
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C’est un des cancers les plus craints, à raison. Les tumeurs au foie sont le plus souvent mortelles. 5 ans après le diagnostic, les chances de survie ne sont que de 10 %. Le pronostic est mauvais, tout comme les connaissances. Des mesures préventives, comme le dépistage, existent. Mais elles restent largement sous-utilisées. Réunie en congrès du 28 septembre au 1er octobre, la Société Française d’Hépatologie (AFEF) déplore ce bilan. A l’occasion de ses 40 ans, elle lance une campagne. L’objectif : améliorer le dépistage des populations à risque.

Un suivi tous les six mois

Le cancer du foie n’est pas le plus fréquent. 10 000 cas se déclarent chaque année. Mais le diagnostic est souvent posé trop tard pour espérer une issue favorable. Ainsi, 7 000 patients décèdent par an. Le retard s’explique aisément. Comme le rappelle l’AFEF, la maladie reste silencieuse jusqu’à un stade avancé. Lorsque les signes se font ressentir, il est donc trop tard.
Ce détail, les Français l’ignorent souvent. 25 % d’entre eux pensent que les symptômes sont faciles à détecter. Une erreur souvent fatale, puisque la taille de la tumeur peut doubler entre un mois et un an.

Mais ce bilan n’est pas une fatalité. Pour améliorer la situation, professionnels de santé et patients doivent être mieux informés, estime l’AFEF. Mais ça n’est pas tout. Le dépistage à l’imagerie médicale doit être bien plus utilisé. En effet, c’est un outil précis qui détecte des nodules de moins d’un centimètre de diamètre, selon les appareils. A ce stade, les tumeurs peuvent être traitées efficacement : la destruction percutanée, non invasive, et l’ablation chirurgicale sont deux technique très efficaces. Elles permettent d’atteindre la rémission.

Mais les hépatologues se heurtent à un problème de taille. Le suivi régulier n’est pas assuré à un rythme satisfaisant. Il faudrait, pour réduire la mortalité, réaliser un dépistage tous les six mois chez les personnes les plus exposées. C’est l’objet principal de la campagne de l’AFEF.

Détruire les hépatites virales

Car les facteurs de risque sont bien connus. En premier lieu, les maladies chroniques du foie sont presque synonyme de cancer du foie : il survient chez 80 % des patients. Au stade de la cirrhose, un carcinome va se développer dans 9 cas sur 10. L’AFEF demande donc aux pouvoirs publics de lutter plus efficacement contre ces pathologies, par des campagnes de vaccination pour réduire l’épidémie d’hépatites virales (A et B) dans le pays.

Les autres situations propices à la formation d’une tumeur sont moins souvent identifiées : le diabète, le surpoids mais aussi la stéatose non alcoolique (NASH) – provoquée par l’excès de sucre ou de boissons sucrées – sont considérés comme des éléments favorisant le cancer. Pour l’ensemble de ces patients, un dépistage semestriel ferait chuter la mortalité de 40 %.

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