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Au-delà d'une heure

Les longues siestes associées à un risque élevé de diabète

La sieste oui, mais pas trop longue. Au-delà de 60 minutes, cette habitude est associée à un risque accru de diabète. Il augmente de 45 %.

Les longues siestes associées à un risque élevé de diabète MichalLudwiczak/epictura

  • Publié 15.09.2016 à 11h42
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Le Japon, la Chine, l’Espagne… Ces pays adeptes de la sieste font de nombreux émules. Mais céder aux bras de Morphée à l’excès peut augmenter le risque de maladies métaboliques. Une méta-analyse japonaise, présentée au Congrès de l’Association européenne pour l’étude du diabète (EASD) qui se tient à Munich (Allemagne) du 12 au 16 septembre, le suggère. Ses auteurs ont suivi l’état de santé de 300 000 personnes d’ascendance européenne ou asiatique, à travers 21 études.

Risque accru de 45 %

L’équipe de l’université de Tokyo (Japon) vient d’un pays où la sieste est un art de vivre. Mais comme tout art, elle appelle à une maîtrise délicate. Dans ce cas précis, mieux vaut ne pas excéder une heure de sommeil en journée. Cette habitude est associée à un risque accru de diabète (45 %). En revanche, en dessous de 40 minutes, plus aucun lien n’apparaît. Voilà qui laisse le temps de se réveiller frais et dispos.

Ces conclusions abondent dans le sens d’une autre méta-analyse réalisée par ces mêmes chercheurs. Publiée en 2015 dans Diabetologia, elle a conclu à une association similaire entre la sieste longue et le diabète de type 2. Les travaux avaient été plus loin. La somnolence diurne est liée à une hausse plus marquée du risque de développer cette maladie. Ce serait donc la privation de sommeil qui serait en cause.



10 à 20 minutes

L’équipe tokyoïte fait tout de même preuve de prudence, et rappelle qu’aucun lien causal ne ressort de ses travaux. La sieste est-elle un facteur de risque ou un signe précurseur de diabète ? Pour Naveed Sattar, professeur de médecine métabolique à l’université de Glasgow (Royaume-Uni), « il est probable que les facteurs de risque qui mènent au diabète provoquent aussi le besoin de sieste. Des taux légèrement élevés de sucre sanguin peuvent être en cause, ce qui signifierait que la sieste serait un signe d’alerte de diabète », explique-t-il à la BBC.

Il ne s’agit en aucun cas de sonner le glas pour la sieste, mais plutôt de sommeiller sur des périodes plus courtes. La « sieste éclair », qui permet de récupérer ses facultés cérébrales, reste le meilleur modèle, avec un endormissement de 10 à 20 minutes. De quoi regagner en efficacité sans affecter le reste de l’organisme.

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