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QUESTION D'ACTU

Fièvre hémorragique de Crimée-Congo

Espagne : un homme meurt après la piqûre d'une tique

Un sexagénaire a succombé à la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, une maladie transmise par la piqûre d'une tique. Une infirmière a également été contaminée.

Espagne : un homme meurt après la piqûre d'une tique John Tann/Flickr

  • Publié 02.09.2016 à 13h21
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Un Espagnol de 62 ans est mort la semaine dernière de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, une infection virale transmise par une tique. L’une des infirmières qui l’a soigné a également été contaminée, a annoncé le ministère de la santé.

« Le cas détecté à Madrid serait la première personne d’Europe de l’ouest à contracter la maladie sur le territoire, et non pas dans une région endémique », ont indiqué les autorités sanitaires de la région de Madrid dans un communiqué, précisant que l’Allemagne a récemment identifié un cas de fièvre hémorragique, mais que celui-ci était importé. Le sexagénaire espagnol aurait été infecté par une tique porteuse du Nairovirus lors d’une promenade en Castille-et-Leon, au nord-ouest de Madrid.


Deux cents personnes placées en observation

Concernant l’infirmière, tout porte à croire qu’elle a été infectée par l’homme lorsqu’elle lui prodiguait des soins durant son hospitalisation en soins intensifs. En effet, « la transmission interhumaine peut survenir à la suite d’un contact direct avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques de sujets infectés », explique l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Placée en quarantaine, son état est stable, selon les autorités espagnoles.

Deux cents personnes ayant été en contact avec eux sont étroitement surveillées et ont été placées en observation. Aucune ne présente de symptômes jusqu’à présent, a indiqué la région de Madrid. Les signes de la maladie apparaissent en général 5 ou 6 jours après avoir été en contact avec du sang ou autres liquides biologiques d’une personne contaminée. La durée d’incubation peut aller jusqu’à 13 jours maximum, selon l’OMS.


Taux de létalité de 40 %

La fièvre hémorragique de Crimée-Congo a été identifiée en 1944 en Crimée, puis en 1956 au Congo. Cette maladie virale se manifeste très brutalement chez les malades par une forte fièvre, des vertiges, des raideurs et douleurs dans la nuque, une sensibilité des yeux et une sensation de gêne provoquée par la lumière. La tachycardie, l’éruption pétéchiale (éruption provoquée par des saignements intracutanés) dans la bouche, la gorge et sur la peau, sont aussi rapportées. Ces éruptions peuvent aboutir à des ecchymoses et autres phénomènes hémorragiques. Près de 40 % des personnes infectées décèdent.

Aujourd’hui, la fièvre hémorragique de Crimée-Congo est endémique en Afrique, dans les Balkans, au Moyen-Orient et en Asie, dans les pays en deçà du 50e degré de latitude nord.  

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