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QUESTION D'ACTU

Protection insuffisante

Crèmes solaires : pourquoi l'UFC-Que Choisir attaque 5 marques

Un tiers des produits solaires « haute protection » destinés aux enfants n’offrent pas un écran suffisant. Les UVB sont bien filtrés, ce qui n’est pas le cas des UVA.

Crèmes solaires : pourquoi l'UFC-Que Choisir attaque  5 marques ampack/epictura

  • Publié 05.07.2016 à 17h17
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Carton rouge sur les crèmes solaires pour enfants. L’été arrive et certains vacanciers chanceux doivent déjà se protéger des rayons du soleil. Mais toutes les marques ne se valent pas. L’UFC-Que Choisir révèle un test aux résultats alarmants : de nombreux produits destinés aux plus jeunes ne permettent pas de se défendre correctement contre les UVA.

En tout, 17 produits de protection solaire avec un indice élevé (50 et 50+) et destinés aux enfants ont été analysés. Tous affichent des messages rassurants sur leur emballage : « très haute protection », se vante un produit qui encercle la mention UVA. Mensonger, réplique l’association de consommateurs. Dans un cas sur trois, la protection n’est pas suffisante.

Dans le détail, l’ensemble des produits fournit une protection satisfaisante contre les UVB, responsables des coups de soleil. Du côté des UVA, le bilan est bien moins positif : 5 produits ne correspondent pas aux critères de la France et de l’Union européenne. Des produits de grande marque et bio y figurent.

Ce sont les filtres minéraux, moins nocifs pour l’environnement, qui s’en tirent le moins bien : 2 offrent une protection à la limite de l’insuffisant et 3 protègent de manière incorrecte. Et si les UVA ne provoquent pas de coups de soleil, ils sont tout de même à l’origine des cancers de la peau.

Retrait des produits

La menace est réelle pour l’UFC-Que Choisir, qui alerte les parents mais aussi les autorités. L’association compte déposer une plainte à l’encontre de 5 fabricants de crème solaire : Clarins, Bioderma, Biosolis, Alga Maris et Lovea. Tous sont accusés de « pratique commerciale trompeuse » et de « tromperie ».

Dans l’attente d’une décision de justice, l’UFC-Que Choisir demande à ces marques de retirer les produits en cause de leurs rayons et d’effectuer un rappel de produit. Si ce geste de bonne foi n’est pas obtenu, elle compte saisir la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF).

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