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Aux Etats-Unis

VIH : l’Indiana a freiné une épidémie galopante

En un an, Austin dans l’Indiana a vécu une explosion des cas de VIH. La consommation de drogues injectables était en cause. La lutte a payé et les infections ont ralenti.

VIH : l’Indiana a freiné une épidémie galopante stain-v/Pix5

  • Publié 12.04.2016 à 12h20
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La lutte a porté ses fruits dans la petite ville d’Austin. Il ne s’agit pas ici de la capitale de l’Etat du Texas (Etats-Unis) mais d’une bourgade du comté de Scott, dans l’Indiana, peuplée de 4 200 habitants dont un seul médecin. Depuis février 2015, Austin fait face à une épidémie sans précédent de VIH. Si les autorités ont mis du temps à s’organiser, leur stratégie a fini par payer.

Une seringue pour 9 personnes

Entre 2009 et 2013, la ville n’a connu que trois infections par le VIH.  Mais, à partir de 2015 le virus s'est propagé de manière impressionnante. Au seul mois de février, 30 cas ont été signalés. Un mois et demi plus tard, ils étaient 55 à être infectés. Une courbe alarmante qui a poussé le gouvernement de l’Indiana à déclarer l’état d’urgence sanitaire le 26 mars. C’est peine perdue : en 2016, 190 cas ont été dénombrés.

A l’origine de cette propagation sans précédent, une consommation élevée d’oxymorphone. Cet analgésique vendu sur ordonnance fait aussi l’objet d’un marché noir et d’usages récréatifs. Or, parmi les nouveaux contaminés, quatre sur cinq ont reconnu s’adonner à des injections intraveineuses. Et chaque patient aurait partagé sa seringue avec neuf personnes en moyenne. Ce qui favorise considérablement les infections.

Une pauvreté élevée

Face à ce constat, le gouverneur du comté a fini par plier. Ce Républicain conservateur a autorisé la distribution de seringues stériles aux usagers de drogue. Le nombre de nouvelles contaminations a commencé à ralentir.

L’autre problème réside dans le niveau de pauvreté de la population, 1,5 fois supérieur que dans le reste de l’Etat. Un résident sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. La plupart des personnes touchées n’avaient donc ni d’assurance privée, ni pièce d’identité. L’Indiana a donc ouvert une structure de dépistage, de prévention, de lutte contre l’abus de substances psychoactives. Elle propose aussi des soins médicaux – et notamment l’accès à des traitements antirétroviraux mais aussi de prophylaxie post-exposition, administré immédiatement après un rapport à risque ou un contact avec une seringue potentiellement contaminée.

La ville d’Austin commence à doucement récupérer : entre la mi-juin et la mi-juillet, « seuls » 14 nouveaux cas ont été diagnostiqués, preuve d’un ralentissement réel des infections.

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