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QUESTION D'ACTU

Pollution minière

Cévennes : 45 plaintes contre X pour mise en danger de la vie d'autrui

Dans les Cévennes, 43 personnes contaminées à l'arsenic, au plomb et au cadmium ainsi que 2 associations ont porté plainte contre X pour mise en danger de la vie d'autrui.

Cévennes : 45 plaintes contre X pour mise en danger de la vie d'autrui Isabelle Blanchemain/Flickr. Dans le Gardon d'Anduze, la rivière le Reigoux déverse de l'arsenic.

  • Publié 27.03.2016 à 16h14
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Ils pensaient vivre dans une région préservée et protégée. En réalité, c’est un coin de paradis souillé par d’anciennes mines fermées en 1971 qui les a contaminé. Début février, l’Agence régionale de santé (ARS) du Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées a appris à 46 personnes, dont des enfants, qu’ils présentaient des taux anormalement élevé d’arsenic, de cadmium et de plomb dans le sang et les urines.

Une pollution aux métaux lourds qui met en danger leur santé et celles du leur progéniture. Ils ont donc décidé de se défendre. Ce vendredi, 43 personnes, l'Association pour la dépollution des anciennes mines de la vieille montagne (ADAMVM) et Générations futures ont porté plainte contre X pour « mise en danger de la vie d'autrui », « atteinte involontaire à l'intégrité physique », « pollution des eaux » et « tromperie sur la marchandise entraînant un danger pour la santé de l'homme et l'animal ».



Dégager les responsabilités

Comme l’avait annoncé à Pourquoidocteur Maître Marie-Odile Bertella-Geffroy, ancienne juge d’instruction du pôle Santé Publique au Tribunal de Grande Instance de Paris, les plaintes ont été déposé au pénal auprès du pôle santé du tribunal de grande instance de Marseille ainsi qu’auprès du tribunal d’Alès.

Les plaignants veulent comprendre comment ils ont pu être exposés si longtemps sans que personne ne les alerte. Alors même que des rapports officiels datant de 2004 relevaient la forte contamination des sols et de l’eau de la région. Ils veulent connaître les responsabilités de chacun – industriel, Etat, autorités sanitaires -, savoir si des mesures de dépollution vont être adoptée pour et surtout être reconnus comme des victimes.

Selon leur avocate, Me Marie-Odile Bertella-Geffroy qui a instruit l’affaire de l’amiante et du sang contaminé, une indemnisation pourrait être versée avant la fin de la procédure judiciaire qui risque de traîner en longueur.

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