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Afrique de l'Ouest

Ebola : un nouveau cas en Sierra Leone

Par Anne-Laure Lebrun

Quelques heures après la proclamation de la fin de l'épidémie en Afrique de l'Ouest, l'Organisation mondiale de la Santé confirme la présence d'un nouveau cas en Sierra Leone.

ZEPPELIN/SIPA

C’est la douche froide. A peine 24 heures après la proclamation de la fin de l’épidémie d’Ebola au Libéria et en Afrique de l’Ouest, l’Organisation mondiale de la santé confirme ce matin un nouveau en Sierra Leone.

Les soupçons d'une résurgence du virus ont débuté jeudi 14 janvier au soir. Les autorités sanitaires sierra-léonaises ont annoncé qu’elles enquêtaient sur un décès suspect dans le Nord du pays après qu’un premier prélèvement se soit révélé positif. 

Selon un haut responsable du ministère de la santé, la victime est une étudiante tombée malade dans le village de Baomoi Luma, dans le district de Kambia, près de la frontière avec la Guinée. Elle aurait ensuite été transportée à Magburaka dans le district de Tonkolili, où elle est morte – la date n’a pas été précisée. Les autorités ont également précisé qu’elle vivait habituellement à Lunsar, une ville dans le district de Port Loko.



Des résurgences attendues

La Sierra Leone avait été déclarée exempte du virus Ebola début novembre. Ce nouveau cas illustre à quel point la lutte contre cette épidémie sans précédent - qui a fait touché plus de 28 600 cas, et tué 11 300 personnes - sera longue. L’OMS rappelait jeudi 14 janvier que « le travail n’est pas terminé, des résurgences étant attendues, et que des systèmes de surveillance et d’intervention solides seront déterminants au cours des mois à venir ».

De fait, le virus subsiste dans l’organisme des survivants, notamment dans le sperme où il peut rester quiescent jusqu’à 9 mois. Un risque de contamination secondaire réelle puisque les récents cas au Libéria étaient liés à une transmission d’origine sexuelle. Les investigations menées en Sierra Leone diront comment la jeune femme a pu être infectée. Elles permettront également d'affirmer si au cours de son voyage elle a contaminé des personnes avec qui elle a été en contact.