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Risque nucléaire : 500 communes reçoivent des comprimés d’iode

En janvier, les habitants de 500 communes aux abords de centrales nucléaires recevront des comprimés d'iode, sur demande de l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN).

Risque nucléaire :  500 communes reçoivent des comprimés d’iode GILE MICHEL/SIPA

  • Publié 28.12.2015 à 17h41
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Le pire est à anticiper pour les personnes vivant près d'une centrale nucléaire. Un risque dont l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a bien conscience. En janvier, elle lance sa cinquième campagne de distribution préventive de comprimés d'iode. Les populations exposées aux risques d’accident nucléaire en sont la cible.

L’ingestion d'iode stable (iodure de potassium) permet de protéger la thyroïde contre les effets de l'iode radioactif qui pourrait être rejeté dans l'environnement en cas d’accident, et qui est susceptible d'entraîner des cancers. Les comprimés d'iode ont une durée de validité de sept ans. Ils ont été distribués pour la première fois en France en 1997, et pour la dernière fois en 2009. Il est donc temps de les remplacer.

A retirer en pharmacie

La campagne de distribution va concerner les personnes et les collectivités (écoles, entreprises, administrations etc.) situées dans un rayon de 10 kilomètres autour des 19 sites nucléaires d'EDF - soit quelque 400 000 foyers et 2000 établissements recevant du public, répartis sur 500 communes.

Les populations concernées vont ainsi recevoir un courrier les invitant à venir retirer en pharmacie des boîtes de comprimés d'iode. Dans le cas où les personnes ne se déplaceraient pas, les comprimés leur seront envoyés par voie postale quelques mois plus tard, fait savoir l’ASN, qui rappelle également qu’au-delà de ce rayon, il existe des stocks départementaux de pastilles d'iode qui pourraient être acheminés aux populations en cas de besoin.

5 après Fukushima

« Il ne s'agira pas seulement d'une campagne de distribution d'iode mais aussi d'une campagne d'information sur le risque nucléaire », a expliqué à l’AFP Alain Delmestre, directeur général adjoint de l'ASN.

En effet, près de cinq ans après la catastrophe de Fukushima, « on sait qu'un accident nucléaire est possible en France, même si ce n'est pas quelque chose de probable, loin de là, a-t-il estimé. Ce que l'on souhaite, c'est pouvoir faire progresser la conscience du risque dans l'opinion publique, en tout cas pour les populations qui vivent à côté des centrales nucléaires. Il y a des choses à faire, il y a des choses à connaître et il y a des principes à mettre en place ».

Des réunions d'information seront organisées par les pouvoirs publics en relation avec les Commissions Locales d'Information (CLI) et les maires pour permettre des échanges avec la population.

 

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