- 63 % des femmes gèrent la contraception dans leur couple.
- 16 % des sondés ne recourent à aucun moyen contraceptif.
- La sexualité s'affiche plus libre, mais reste marquée par des inégalités.
"Liberté sexuelle" ne rime pas toujours avec "égalité des responsabilités". C'est ce que révèle le dernier baromètre annuel d'Adam & Eve, une boutique en ligne de jouets pour adultes, qui met en lumière des inégalités persistantes dans la vie intime des couples, notamment en matière de contraception.
Contraception : une responsabilité encore très genrée
Selon cette enquête, relayée par le site du magazine Parents, 63 % des femmes affirment assumer la charge principale de la contraception dans leur couple. Un chiffre éloquent qui traduit une réalité bien connue mais rarement questionnée : le choix, le suivi et la gestion des méthodes contraceptives reposent encore majoritairement sur les femmes. Le préservatif (28 %) et la pilule (20 %) dominent les pratiques, mais la charge mentale et physique de ces moyens reste très inégalement partagée. Sans surprise, l'évitement d'une grossesse non désirée est cité par 74 % des répondants comme l'objectif principal de la contraception, loin devant la prévention des infections sexuellement transmissibles (31 %).
Autre enseignement frappant : 16 % des personnes interrogées par Adam & Eve ne recourent à aucune contraception. Un chiffre qui soulève de nombreuses questions sur l'accès à l'information, la communication dans le couple, ainsi que la perception du risque. Dans un contexte de parentalité ou de projet d'enfant, ce choix (ou non-choix) peut avoir des répercussions majeures, tant sur la santé individuelle que sur l'équilibre familial.
Une sexualité plus ouverte, mais pas plus équitable
Paradoxalement, 72 % des Français se disent satisfaits de leur vie sexuelle, selon le baromètre. Pourtant, cette satisfaction globale masque des déséquilibres persistants. Si elle est plus facile qu’autrefois, la discussion autour du consentement, des désirs et des pratiques, mais aussi des limites, reste trop souvent occasionnelle. Et en matière de contraception, les mentalités évoluent, mais les habitudes restent, et le partage des contraintes reste très inégalitaire.


