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20 000 enfants suivis depuis 1962

Cancer: vivre près d’une centrale nucléaire n’augmente pas le risque

Une étude conclut à l'absence de lien entre la proximité des centrales nucléaires et l'augmentation du risque de cancer de l'enfant. 

Cancer: vivre près d’une centrale nucléaire n’augmente pas le risque SAUTIER PHILIPPE/SIPA

  • Publié 16.09.2013 à 18h00
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Habiter près d’une centrale nucléaire n’augmenterait pas le risque de cancer chez l’enfant, c’est  ce que révèle une étude publiée dans le British Journal of Cancer  sur ce sujet très controversé. Elle  porte sur plus de 20 000 enfants âgés de moins de 5 ans vivant en Grande-Bretagne.
A partir des données médicales et géographique du Registre national des tumeurs de l'enfance enregistrées depuis 1962, ces chercheurs de l’Université d’Oxford et de Manchester ont donc comparé les enfants ayant développé une leucémie infantile ou un lymphome non hodgkinien avant l'âge de 15 ans à des enfants « témoins » du même âge exempts de cancer. La distance entre l’habitation des enfants à la naissance ou au moment du diagnostic et une centrale nucléaire a été évaluée pour tous les enfants.
Enfin, puisqu’une précédente étude allemande avait suggéré que seul le risque de leucémie ou du lymphome non hodgkinien était augmenté chez les enfants vivant à proximité des centrales, ces chercheurs ont décidé de pousser plus loin leurs recherches.
Dans un 2ème temps ils ont également décidé de comparer la proximité d’une centrale nucléaire au moment du diagnostic chez 10 618 enfants atteints de leucémie et chez plus de 16 000 enfants souffrant d’autres types de cancers.

En Grande-Bretagne, les centrales nucléaires sont près des côtes
Quelque soit le groupe d’enfants analysés, ces chercheurs n’ont pas retrouvé de lien entre le fait d’habiter à la naissance à proximité (moins de 5 km) d’une centrale nucléaire et une augmentation du risque de leucémie ou de lymphome non hodgkinien avant l’âge de 5 ans.  Même constat pour les autres types de cancer infantiles. 

Bien que ces chercheurs n’excluent pas l’idée qu’il soit nécessaire de continuer à surveiller de près ce risque, ils soulignent la caractère inédit de leurs travaux.
Alors que la leucémie représente un tiers de tous les cancers constatés chez les enfants britanniques, leur analyse est la première comparative menée pour évaluer ce risque. Alors qu’une étude du même type menée en Allemagne a récemment démontré l’inverse, cette équipe tente d’expliquer cette différence. Les centrales nucléaires en Grande-Bretagne ont tendance à être situées sur la côte, donc loin des zones densément peuplées, ce qui signifierait que moins d’enfants vivent à proximité des centrales nucléaires qu'en Allemagne.

 

Même si les résultats de cette étude sont plutôt rassurants, ces chercheurs concluent malgré tout que la proximité des centrales nucléaires demeure une source de préoccupation qu’il faut continuer à surveiller pour la population éventuellement à risque.  

 

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