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Chirurgie

Un patient survit pendant 48 heures avec des poumons artificiels

En attendant d’être greffé, un patient de 33 ans a été maintenu en vie pendant 48 heures grâce à des poumons artificiels. 

Un patient survit pendant 48 heures avec des poumons artificiels Georgiy Datsenko/iStock




L'ESSENTIEL
  • Un patient de 33 ans a été maintenu en vie pendant 48 heures sans poumon grâce à un système de poumons artificiels.
  • Cette solution a permis de stabiliser son état jusqu’à une double greffe pulmonaire.
  • Deux ans après cette intervention, il a retrouvé une vie normale.

Après le cœur et le rein, c’est au tour du poumon d’avoir une version artificielle ! Dans une étude publiée dans la revue Med, des chercheurs décrivent l’histoire d’un patient de 33 ans qui en a bénéficié. Il y a deux ans, ce patient âgé est arrivé à l’hôpital avec un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), une grave insuffisance respiratoire. En parallèle, il a également contracté une pneumonie bactérienne qui a aggravé la situation. 

Son état était critique, se rappelle Ankit Bharat, principal auteur de l’étude, dans un communiqué. Son cœur s'est arrêté dès son arrivée. Nous avons dû pratiquer une réanimation cardio-respiratoire. Lorsque l'infection est si grave que les poumons se nécrosent, les dommages sont irréversibles. C'est à ce moment-là que les patients décèdent.

Un système de poumons artificiels en attendant une greffe

Dans ce cas, les médecins ont été confrontés à un problème vital : les poumons du patient étaient irréversiblement détruits et ils alimentaient l’infection, mais son état général était trop dégradé pour supporter immédiatement une greffe. “Le cœur et les poumons sont intrinsèquement liés, explique Ankit Bharat. Comment maintenir un patient en vie sans poumons ?”.

L'équipe de Ankit Bharat a trouvé une solution : elle a conçu un système de poumons artificiels qui remplaçait temporairement les fonctions pulmonaires. Dans le détail, ce dispositif oxygénait le sang, éliminait le dioxyde de carbone et contribuait à maintenir un débit sanguin stable dans le cœur et le reste du corps.

Une double greffe pour sauver le patient

Une fois les poumons infectés retirés, l'état du patient s'est amélioré. Sa tension artérielle s'est stabilisée, ses organes ont retrouvé leurs fonctions et l'infection a diminué. Deux jours plus tard, des poumons de donneur étaient disponibles et les chirurgiens ont procédé à une double greffe pulmonaire. Plus de deux ans après, le patient va bien, respire bien et a repris une vie normale. 

Traditionnellement, la transplantation pulmonaire est réservée aux patients atteints de maladies chroniques comme les pneumopathies interstitielles ou la mucoviscidose, indique Ankit Bharat. Actuellement, on pense que si un patient souffre d'un syndrome de détresse respiratoire aiguë sévère, on le maintient en vie et que ses poumons finiront par guérir.” 

Mais l’analyse de ceux du patient a révélé des lésions irrémédiables, preuves que la récupération était impossible sans greffe. “Pour la première fois, nous apportons la preuve moléculaire, au niveau biologique, que certains patients auront besoin d'une double transplantation pulmonaire pour survivre”, affirme Ankit Bharat. Ce système de poumons artificiels pourrait alors être salvateur pour eux, en attendant que les organes soient disponibles ou que leur état s’améliore avant la greffe.

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