- Une étude met en lumière un lien entre la mauvaise santé osseuse et la consommation d'aliments ultra-transformés.
- Pour chaque 3,7 portions d'aliments transformés supplémentaires consommées par jour, le risque de fracture de la hanche augmente de 10,5 %.
- Le risque est plus marqué chez les personnes de moins de 65 ans et celles ayant un IMC inférieur à 18,5.
Diabète, obésité, cancer, maladie cardiovasculaire… de très nombreuses pathologies ont été associées à une consommation excessive d’aliments ultra transformés. Une nouvelle étude de l’université de Tulane (USA) ajoute d’autres troubles à cette longue liste. Publiée dans la revue British Journal of Nutrition, elle a, en effet, mis en évidence que ces produits industriels sont aussi mauvais pour la santé des os.
Les aliments ultra-transformés augmentent les risques de fracture
Pour évaluer l’impact des pizzas, des charcuteries, des sucreries et autres produits industriels sur les os, les chercheurs ont repris les dossiers de plus de 160.000 participants issus de la base de données UK Biobank. Ces derniers ont été suivis pendant 12 ans. Ils mangeaient en moyenne environ 8 portions d'aliments ultra-transformés par jour. L’équipe a également déterminé que pour chaque tranche de 3,7 portions supplémentaires consommées, le risque de fracture de la hanche augmentait de 10,5 %.
"Nous avons constaté qu'une forte consommation d'aliments ultra-transformés était associée à une diminution de la densité minérale osseuse à plusieurs endroits, notamment au niveau du fémur proximal et de la région lombaire", explique Lu Qi, co-auteur principal de l'étude dans un communiqué. "Bien que des études récentes aient montré que la consommation d'aliments ultra-transformés pouvait affecter la santé osseuse, c'est la première fois que cette relation est étudiée directement chez l'humain."
Aliments ultra-transformés et fracture : qui sont les personnes les plus à risques ?
Ces travaux ont aussi permis de repérer les personnes les plus à risque d’être impactées par cette association néfaste entre cette nourriture qui abrite de nombreux additifs et la santé des os. En effet, elle était plus marquée chez les participants de moins de 65 ans et chez les patients en sous-poids, soit un IMC inférieur à 18,5.
"Un IMC faible constitue un facteur de risque pour la santé osseuse et peut aggraver les effets néfastes des produits ultra-transformés sur la densité osseuse. Cette association pourrait être plus marquée chez les personnes de moins de 65 ans en raison d'une meilleure digestion, permettant une absorption accrue des ingrédients nocifs, présents dans ces aliments", avance le Dr Lu Qi. Puis, il ajoute : "nos résultats ne sont pas surprenants. Les aliments ultra-transformés sont régulièrement associés à divers troubles nutritionnels, et la santé osseuse dépend d'une alimentation adéquate."


