- Habiter près d’espace vert ne suffit pas pour en tirer des bénéfices en termes de santé mentale.
- Selon une nouvelle étude, il doit être régulier dans la vie de tous les jours et pendant la pratique d’une activité physique.
- Mais l’accès à la nature n’est pas le même pour tous : certaines catégories de la population vivent loin des espaces verts, ce qui rend donc leur accès plus difficile.
23 % des Français ont le sentiment de ne pas prendre soin de leur santé mentale, selon le ministère de la Santé. Et pourtant, d’après une nouvelle étude publiée dans la revue Journal of Physical Activity and Health, il existe un moyen très simple de le faire : la réponse pourrait venir de la nature. Mais cette fois, à la différence de précédentes études, ce n’est pas la proximité avec des espaces verts qui a été mesurée. Les chercheurs ont voulu évaluer la fréquence et la façon dont les gens en profitaient.
Être régulièrement en contact avec la nature améliore la santé mentale
“Nous voulions savoir si les gens étaient conscients de la présence d’arbres et de verdure dans leur environnement, explique Isabelle Doré, l’une des autrices, dans un communiqué. Nous nous sommes donc intéressés à la perception qu’ont les participants de leur environnement au quotidien, et plus particulièrement pendant l’exercice physique.”
Pour cela, ils ont demandé à 357 personnes d’évaluer, sur une échelle de 1 à 5, la fréquence de leurs contacts avec la nature dans deux contextes : la vie quotidienne et l’exercice physique. Ils ont ainsi découvert que la nature avait de réels bénéfices sur la santé mentale, à condition d’y aller souvent dans la vie de tous les jours et pendant la pratique d’une activité physique.
Un seul de ces contextes ne suffisait pas. Les participants qui obtenaient les meilleurs scores en santé mentale étaient en contact avec la nature dans leur vie quotidienne et lorsqu’ils faisaient du sport. “Il semble que la perception de la nature doive être combinée dans différents contextes pour que les bienfaits sur la santé mentale se fassent sentir”, souligne Isabelle Doré.
Des inégalités en termes d’accès à la nature
Mais l’accès à la nature n’est pas le même pour tous. Une question que soulèvent les chercheurs : au Canada, où ils ont mené leurs travaux, ils expliquent que certaines catégories de la population, notamment les ménages à faibles revenus, vivent loin des espaces verts, ce qui rend donc leur accès plus difficile.
“Nul besoin d'être en pleine nature pour l'entendre et la ressentir, conclut Isabelle Doré. Un parc urbain peut inciter les gens à bouger et améliorer leur bien-être.” Avis aux décideurs et aux urbanistes donc, pour construire plus de parcs dans toutes les villes.


