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QUESTION D'ACTU

Bilan de l’Ordre des pharmaciens

Dossier pharmaceutique : 37 millions de Français l'ont adopté

La carte Vitale est aussi un outil d'interaction pour les pharmaciens. Elle sert de support au dossier pharmaceutique, qui permet de suivre les délivrances d'ordonnance sur 4 mois.

Dossier pharmaceutique : 37 millions de Français l'ont adopté GILE MICHEL/SIPA

  • Publié 08.12.2015 à 13h48
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La carte Vitale ne sert pas qu’à la télétransmission des feuilles de soins. Cette carte verte remplit aussi un rôle important pour les pharmaciens. Elle permet aux gérants des officines de se coordonner dans le suivi des clients. C’est ce qu’on appelle le dossier pharmaceutique, encadré depuis 2008 en France. A ce jour, 37 millions de Français ont accepté de créer le leur. Pour le Conseil national de l’Ordre des Pharmaciens (CNOP), c’est l’heure du bilan.

Utile aux clients de passage

Du côté des officines, le dossier pharmaceutique rencontre un réel succès. Seules 59 d’entre elles ne se sont pas connectées au réseau, qui rassemble 1 000 connexions par minute. L’activité intense se conjugue avec une utilité réelle. En 2014, 332 millions d’informations ont été échangées entre pharmaciens. Ces derniers reconnaissent le rôle essentiel de cet outil, qui rassemble les médicaments délivrés au cours des quatre derniers mois.

Mais le dossier pharmaceutique n’a d’utilité que si les patients changent régulièrement de pharmacie. Aucun client exclusif ne s’en est servi, contre 17,3 % des patients dits « de passage ». Dans ce dernier cas, le DP permet en effet de récupérer rapidement l’historique médical du client. Concrètement, le pharmacien peut ainsi détecter les contre-indications, comme un trouble cardiovasculaire ou une grossesse, ou les risques d’interactions médicamenteuses. Cela vaut pour une délivrance de médicament sur ordonnance ou non.

Interactions, contre-indications…

Dans les faits, le dossier pharmaceutique a permis aux pharmaciens de proposer une alternative thérapeutique dans 88 % des cas, une adaptation de la posologie dans 7 % des cas et une orientation vers le médecin dans 5 % des cas. Preuve du rôle de conseiller de ce professionnel : l’immense majorité des clients ont accepté les recommandations.

« Le pharmacien a un vrai rôle de santé publique dans la délivrance des médicaments à prescription facultative car les patients méconnaissent les risques des médicaments largement utilisés en médication officinale, ils ne sont pas conscients des interactions entre médicaments non prescrits et médicaments prescrits ou pathologie concourante », explique le CNOP.

Outre les interactions, le dossier pharmaceutique permet de repérer les risques de surdosage, de redondance dans la prescription. Dans ce domaine, les analgésiques, les psycholeptiques et les anti-inflammatoires sont particulièrement surveillés des pharmaciens. A l’avenir, deux autres secteurs devraient se développer : le suivi des vaccinations et la diffusion des alertes sanitaires.

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