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QUESTION D'ACTU

Etude sur des cerveaux

Sports de contact : les amateurs exposés à des risques de blessures au cerveau

Un tiers des adeptes amateurs de sports violents présente des blessures traumatiques au cerveau. Les experts plaident en faveur de plus de prudence dans la pratique.

Sports de contact : les  amateurs exposés à des risques de blessures au cerveau Jacques Boissinot/AP/SIPA

  • Publié 03.12.2015 à 17h57
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Même à un niveau amateur, les sports de contact comportent des risques. Un tiers des personnes qui ont pratiqué boxe, lutte, rugby… présentent des signes d’encéphalopathie traumatique chronique. Pour parvenir à ces conclusions, la Mayo Clinic de Floride (Etats-Unis) a passé au peigne fin sa banque de cerveaux. Elle publie ses résultats dans la revue Acta Neuropathologica.

Les joueurs professionnels de football américain ont un cerveau très exposé aux chocs. Leur risque élevé de maladies neurodégénératives est désormais bien documenté. Mais les athlètes amateurs sont eux aussi malmenés par les sports de contact. L’étudiant en médecine Kevin Bieniek, qui signe cette publication, a étudié 254 cerveaux de personnes décédées. 66 d’entre elles avaient participé à des sports tels que la boxe, la lutte, le basketball ou le rugby.

Un tiers de ces cerveaux présentaient des signes d’encéphalopathie traumatique chronique (ETC), une maladie dégénérative qui n’est diagnostiquée qu’après le décès. Dans le groupe « contrôle », aucun cerveau ne correspondait à ce critère. « Si un individu pratiquant un sport de contact sur trois développe une ETC, cela peut finir par représenter un vrai problème », estime Kevin Bieniek.



Protéger sa tête

Pour autant, les auteurs de ces travaux ne demandent pas aux athlètes amateurs de raccrocher les gants. Ils incitent plutôt à davantage de prudence. « Il est crucial que les gens fassent preuve de prudence lorsqu’il s’agit de protéger leur tête », martèle Dennis Dickinson, auteur senior de l’étude et neuropathologiste à la Mayo Clinic. Ces mesures de protection peuvent passer par le port de casques dans certaines disciplines, l’enseignement des bonnes postures dans d’autres. Elles sont d'autant plus importantes que ces disciplines sont pratiquées à un niveau amateur.

Les travaux mettent aussi en lumière une piste intéressante. Deux marqueurs génétiques, qui modifient le risque de développer une encéphalopathie traumatique chronique, ont été identifiés. Les résultats doivent être confirmés. Si c’est le cas, ils permettraient d’identifier les individus les plus à risque.

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