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En Angleterre

Commotions cérébrales : les footballeurs obligatoirement remplacés

Les footballers victimes de commotion cérébrale devront obligatoirement quitter le terrain, annonce la Fédération anglaise de football. Ces traumatismes peuvent être dangereux pour le cerveau.  

Commotions cérébrales : les footballeurs obligatoirement remplacés Matt West/BPI/REX/REX/SIPA

  • Publié 13.08.2014 à 17h32
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L’image d’Hugo Lloris, autorisé à retourner sur le terrain après avoir perdu connaissance, en novembre dernier, a marqué les Anglais. Ils sont aujourd’hui les premiers à prendre cette mesure de précaution : les footballers victimes de commotion cérébrale devront obligatoirement être remplacés. Ainsi, en cas de perte de connaissance supposée ou confirmée, le joueur devra sortir. Et la Fédération anglaise de football rend obligatoire la présence d’un médecin à proximité du terrain. Car ces commotions cérébrales, si elles sont répétées, mettent le cerveau en danger. Si un choc survient le même jour, cela peut provoquer des lésions cérébrales sévères, voire une hémorragie fatale. A long terme, en cas de chocs répétés, des formes de démences peuvent se développer.

Un protocole pour le rugby
En France, lors de l’accident d’Hugo Lloris, certains médecins avaient tiré la sonnette d’alarme. Mais les instances françaises n’ont toujours pas modifié le règlement. Elles ont été en revanche plus réactives dans le domaine du rugby. En 2012, elles ont mis en place un protocole de prévention des commotions cérébrales. Si un joueur perd connaissance, il est immédiatement remplacé. Et s’il y a juste un choc à la tête, le joueur sort du terrain pendant 5 minutes et se fait examiner par un médecin. Celui-ci vérifie son équilibre et sa mémoire en lui demandant contre quelle équipe il joue, quel est le score et qui a marqué les derniers points. Si une seule réponse est fausse, il est remplacé.

Des accidents fréquents

Il faut dire que ces incidents sont fréquents. La Fédération Française de Rugby en a dénombré deux par journée de championnat du Top 14 en 2013. Et il n’y a K.O que dans 15% des cas, ce qui rend d’autant plus important le temps accordé au diagnostic. Mais ce protocole présente des limites. Il ne s’applique qu’au cours des matches, alors que les chocs peuvent également survenir à l’entraînement.

 

 

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