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Diagnostic préimplantatoire

Les parents australiens peut-être autorisés à choisir le sexe de leur enfant

Par Hugo Septier

En Australie, les parents qui ont recours à la procréation médicalement assistée pourraient bientôt choisir le sexe de leur enfant. 

Chameleons Eye/REX/REX/SIPA
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C’est une proposition qui devrait faire couler beaucoup d’encre, aussi bien en Australie qu’ailleurs dans le monde. En effet, une consultation publique est actuellement en cours dans ce pays afin de décider si oui ou non, les Australiens auront le droit de choisir le sexe de leurs enfants lors d’une procréation médicalement assistée (PMA).
Le texte est présenté par le Conseil National sur la Santé et la Recherche Médicale (NHMRC) dont le directeur, Ian Olver, est favorable à cette sélection. Examinée par le Comité d’éthique australien (AHEC), cette consultation est également surveillée de près par un groupe de travail spécialisé dans les fécondations assistées. Elle se poursuivra jusqu’au 17 septembre.


Une demande de plus en plus forte

A l’heure actuelle, et comme c’est également le cas en France, un diagnostic préimplantatoire n’est possible en Australie qu’en cas de problème médical afin d'éviter la transmission de certaines maladies génétiques. En revanche, il est formellement interdit pour des raisons non médicales.
Et pourtant, de plus en plus de couples australiens dont la femme bénéficie d’une PMA souhaitent pouvoir choisir le sexe de leur enfant (comme c’est déjà possible dans certains Etats des Etats-Unis). Seulement voilà, ce procédé n’est pas sans risques et pose de nombreux problèmes éthiques.

C’est ce qu’explique le Comité d’éthique australien dans son projet, rapporte Le Monde. « Les enfants qui découvrent que leur sexe a été choisi par leurs parents pourraient mal le vivre. Surtout s'ils ont l'impression de ne pas être à la hauteur des attentes de leurs parents ». De plus, il est également indiqué que « la possibilité que la sélection du sexe pour des raisons non médicales renforce les stéréotypes de genre ». En allant plus loin, cette sélection des embryons pourrait également donner lieu à une dérive bien plus importante, celle de la recherche du bébé parfait au niveau des qualités physiques et intellectuelles.


La PMA méconnue en France

En France, les discussions se poursuivent afin d’ouvrir la PMA aux mères homosexuelles et célibataires. Deux rapports émanant des plus hautes instances publiques le préconisent et jettent un pavé dans la mare, alors que le gouvernement ne cesse d’enterrer cet épineux dossier. Aujourd'hui, beaucoup de Françaises se déplacent jusqu’en Espagne ou en Belgique pour pouvoir en bénéficier.