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Carcinome basocellulaire

Cancer de la peau : l'Europe donne son feu vert à un médicament

L’Europe a approuvé l'Odomzo, un médicament destiné à lutter contre une forme commune de cancer de la peau, le carcinome basocellulaire.

Cancer de la peau : l'Europe donne son feu vert à un médicament Soleil et âge sont les principaux facteurs de risque du carcinome basocellulaire. (CC0 1.0 jarmoluk)

  • Publié 24.08.2015 à 13h30
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La Commission européenne vient d’approuver la commercialisation de l’Odomzo, un nouveau médicament destiné à traiter le carcinome basocellulaire, une forme commune de cancer de la peau. Se présentant sous forme de gélules, il est destiné à traiter le stade avancé de la maladie, lorsque la tumeur ne répond pas à la radiothérapie et que l’excision chirurgicale n’est pas adaptée.

Des lésions disgracieuses

Le carcinome basocellulaire est un cancer qui touche les cellules les plus profondes de l’épiderme, dites cellules basales. Très commun – il représente 80 % des cancers de la peau hors mélanome –, il est favorisé par l’âge et l’exposition aux rayons ultra-violets. Il est très rare qu’il donne lieu à des métastases, d’où un diagnostic généralement favorable.

Pour autant, le carcinome basocellulaire peut être à l’origine de lésions très disgracieuses sur la peau. « Extrêmement visibles et généralement localisées sur le visage, [ces lésions] peuvent avoir [sur le patient] un effet dévastateur aux points de vue physique et psychologique », explique Reinhard Dummer, professeur en dermatologie à l’université de Zurich, qui a participé aux essais cliniques.

Un médicament efficace dans plus de la moitié des cas                 

L’Odomzo est destiné à soigner les formes locales (non métastasées) mais avancées de carcinome basocellulaire, soit entre 1 et 10 % des cas. L’autorisation de sa commercialisation fait suite à la publication des résultats d’un essai clinique en cours depuis 2011.

Conduit sur un groupe de 66 patients, l’essai clinique a montré que plus de la moitié (56 %) d'entre eux répondaient favorablement au traitement. Leur tumeur restait ainsi stable ou régressait en taille, pendant une durée médiane d’un peu moins de deux ans (22 mois).

Déjà approuvé à l’étranger

Le médicament, commercialisé par Novartis et déjà approuvé aux États-Unis, en Australie et en Suisse, présente quelques effets secondaires tels que fatigue, perte de poids et spasmes musculaires. Il appartient à la classe dite des inhibiteurs de SMO, de molécules qui perturbent une voie de signalisation cellulaire utilisée anormalement par les cellules cancéreuses afin se multiplier.

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