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Cancer de la prostate : changement de stratégie de traitement dans les formes localisée

Cancer de la prostate : changement de stratégie de traitement dans les formes localisée

Publié le 19.09.2016
Cancer de la prostate : changement de stratégie de traitement dans les formes localisée
©123RF-Todd Arena

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme de plus de 50 ans. Lorsqu’il est diagnostiqué tôt, son traitement est très efficace.

Cancer de la prostate : COMPRENDRE

Des mots pour les maux

Le cancer de la prostate est un cancer qui touche principalement les cellules « glandulaires » qui sécrètent « le liquide prostatique », l’un des constituants du sperme. Ce sont des « adénocarcinomes ».
Les mictions trop fréquentes, lorsque le besoin d’uriner est fréquent, portent le nom de « pollakiurie ». Lorsque les envies sont pressantes, on parle « d’urgenturie » ou « mictions impérieuses ». Lorsque les mictions sont difficiles, on parle de « dysurie ».

Qu'est-ce que le cancer de la prostate ?

La prostate est une glande qui fait partie de l’appareil génital de l’homme. Elle se trouve sous la vessie, devant le rectum et elle entoure le canal par lequel est évacuée l’urine de la vessie, « l’urètre ».<brLes cellules de la prostate subissent parfois des modifications qui les rendent anormales et augmentent leur multiplication. La prolifération rapide de ces cellules cancéreuses va former une masse dans la prostate que l’on appelle la tumeur cancéreuse. Près de 95 % des cancers de la prostate sont des « adénocarcinomes » qui se développent aux dépens des cellules glandulaires. Leur localisation préférentielle est la zone périphérique. Le cancer de la prostate ne doit pas être confondu avec une autre tumeur bénigne, c’est-à-dire qui n’a pas de caractère cancéreux, « l’hypertrophie bénigne de la prostate » ou « adénome de la prostate ». Mais certains hommes peuvent avoir un cancer de la prostate et un adénome. Lorsque le cancer évolue sans traitement, il peut rapidement s’étendre aux organes du voisinage, comme les ganglions, on parle alors de « dissémination loco-régionale ». Si les cellules cancéreuses se détachent, elles pourront se loger dans des organes cibles et développer de nouvelles tumeurs, ce sont les « métastases ». Le cancer de la prostate métastase préférentiellement dans les os et l’on parle alors de « métastase osseuse ».

Quelles sont les causes du cancer de la prostate ?

Il n’existe pas de cause identifiable de survenue du cancer de la prostate. Il existe cependant des facteurs de risques qui peuvent favoriser le développement du cancer. Il est important d’avoir à l’esprit que la présence d'un ou plusieurs facteurs de risques n'entraîne pas systématiquement l'apparition d'un cancer. De même, l’absence de facteurs de risques reconnus n’empêche pas l’apparition d’un cancer de la prostate. Parmi les facteurs de risques prouvés, on retrouve l’âge, les antécédents familiaux et l’origine ethnique. Aucun de ces facteurs ne sont modifiables.<brL’origine ethnique et géographique semble influencer la survenue de cancer de la prostate. On observe une fréquence plus élevée de cancers dans les populations d’Europe du Nord et d’Amérique du Nord et plus basse dans les populations d’Asie du Sud-Est. De plus, être d’origine afro-antillaise est un facteur de risque de développer un cancer de la prostate.
En revanche, des études ont mis hors de cause certains facteurs dont l’imputabilité a souvent été débattue. La consommation d’alcool, l’hyperplasie bénigne de la prostate et la fréquence des activités sexuelles et des éjaculations n’ont pas de conséquences sur la survenue du cancer de la prostate.<br<Enfin, une prostatite, même liée à une maladie sexuellement transmissible, n’augmente pas le risque de développer un cancer de la prostate, même si des publications récentes ont établi une association entre prostatite chronique à Trichomonas vaginalis, inflammation chronique et cancer de la prostate. Près de la moitié des hommes ont une prostatite et il s’agirait plutôt d’une coïncidence.

Quels sont les signes du cancer de la prostate ?

Le cancer de la prostate, à son début, ne cause que peu de signes. Ces signes apparaissent lorsque la tumeur grossit, et comprime les organes aux alentours.
Les premiers signes caractéristiques surviennent donc lorsque la vessie ou l’urètre sont irrités par la tumeur. On observe alors des anomalies lorsque la personne urine, ce sont les « troubles de la  miction » ou « troubles fonctionnels urinaires ». Les personnes peuvent avoir un besoin fréquent d’aller uriner et dépasser les 7 mictions par jour (et nuit), c’est la « pollakiurie ». Le besoin d’aller uriner peut devenir pressant voir impossible à contrôler, c’est « l’urgenturie » ou « miction impérieuse ». Si la tumeur comprime trop l’urètre, la personne peut avoir des difficultés à uriner avec un jet de faible débit ou qui s’interrompt, c’est la « dysurie ». Ce qui entraine la sensation d’avoir la vessie encore pleine. En cas d’effraction d’un petit vaisseau sanguin par la tumeur, on peut retrouver la présence de sang dans les urines ou le sperme. Soit il est invisible à l’œil nu et uniquement détectable par la bandelette urinaire, soit les liquides ont une coloration rouge plus ou moins intense et il s’agit d’une « hématurie » ou « hémospermie ». Une sensation de brûlure lors de la miction peut être décrite, c’est « la brûlure mictionnelle ». Tous ces signes ne sont pas spécifiques du cancer de la prostate mais doivent alerter le malade sur une éventuelle pathologie vésico-prostatique.
Il peut exister une perturbation de la vie sexuelle à cause de troubles de l’érection et des douleurs à l’éjaculation.
Lorsque le cancer évolue et s’étend à des organes à distance de la tumeur, il peut y avoir des signes en rapport avec la localisation de l’atteinte. Principalement, ce sont des douleurs osseuses car le cancer de la prostate peut envoyer des métastases dans la colonne vertébrale. Dans les cas les plus graves, s’il y a une compression de la moelle épinière à cause d’un tassement de vertèbres, des signes neurologiques peuvent apparaître comme des pertes de sensibilité, « les paresthésies » ou des déficits musculaires.
Par ailleurs, il existe aussi des signes témoignant d’une altération de l’état général, comme une fatigue chronique, un amaigrissement ou une perte d’appétit.
 

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