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Chlamydia: une infection sexuellement transmissible pas toujours apparente
Chlamydia: une infection sexuellement transmissible pas toujours apparente
Publié le 22.06.2018
Mise à jour 20.07.2018
Mots-clés :
Chlamydia: une infection sexuellement transmissible pas toujours apparente
Deagreez/iStock

Chlamydia : TRAITEMENT

Quel est le traitement des infections génitales à chlamydia ?

Le traitement de l’infection à chlamydia repose habituellement sur l’administration par voie orale  d’antibiotiques ayant une action à l’intérieur des cellules pour une durée de 7 jours dans les formes non compliquées ou de 15 jours pour les formes compliquées :
• Soit cycline : tétracycline 500 mg × 4 par jour, ou doxycycline 100 mg × 2 par jour ou minocycline 100 mg par jour.
• Soit azithromycine : une prise orale unique d’un gramme de Zithromax® est aussi efficace que 7 jours de tétracyclines, la tolérance est excellente mais le coût est plus élevé.
Dans certains cas particuliers (notamment lymphogranulomatose vénérienne), un traitement plus long peut être indiqué (injections intramusculaires pendant plusieurs semaines).
La personne traitée doit s’abstenir de tout rapport sexuel dans la semaine qui suit le début de son traitement.

Comment encadrer le traitement des infections génitales à chlamydia ?

Lors du diagnostic d’infection à chlamydia, la personne infectée est invitée à contacter ses partenaires sexuels récents afin qu’ils reçoivent si besoin un traitement.
Un test de contrôle est effectué un mois après la fin du traitement pour s’assurer de son efficacité.
Il est préférable d’instaurer le traitement probabiliste au vu des données de la clinique, sans demander ou sans attendre les résultats d’examens biologiques devant toute personne qui risque de ne pas être revue (urétrite masculine, cervicite purulente ou mucopurulente non compliquée) et chez tout partenaire d’une personne ayant une urétrite ou une cervico-vaginite.
Il faut également proposer une sérologie VIH et une sérologie de la syphilis et faire un traitement minute pour la gonococcie (très fréquemment associée et pas sensible aux mêmes antibiotiques).

Que peut-on faire en cas d’infection génitale à chlamydia ?

Le traitement prend un certain temps pour agir et pour guérir l’infection. Pendant ce temps, la personne demeure contagieuse.
Pour ne pas transmettre la chlamydia ou l’attraper de nouveau, la personne infectée et ses partenaires doivent donc éviter d’avoir des relations sexuelles tant qu’ils ne sont pas guéris. Ils doivent donc attendre jusqu’à la fin de leur traitement, s’ils doivent prendre des comprimés pendant plusieurs jours ou 7 jours après leur traitement, s’ils ont un traitement à dose unique. S’ils ont des signes (urétrite, pertes blanches…), ils doivent attendre jusqu’à ce que ceux-ci aient complètement disparu.
S’ils ne peuvent attendre, la personne infectée et ses partenaires peuvent se protéger avec un préservatif. Ils peuvent aussi utiliser un carré de latex pour couvrir la vulve ou l’anus pendant les relations orales. Ainsi, la bouche n’entre pas en contact direct avec les organes génitaux. Il est possible de fabriquer un carré de latex en le découpant dans un gant de latex ou un préservatif de latex non lubrifié.

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