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QUESTION D'ACTU

L'état des lieux de la contraception en France

60% des femmes qui ont recours à la contraception utillisent la pilule. L'enquête Fecond, publiée récemment, soulignait que notre modèle est figé, notamment par rapport au stérilet.





La polémique autour des pilules de 3ème et 4 ème génération inquiète nombre de femmes sur cette méthode contraceptive. Il faut dire qu'en France, ce moyen est particulièrement utilisé. Parmi les 7 millions de françaises qui ont recours à la contraception, 60 % prennent la pilule. C'est ce qu'a rappelé Marisol Touraine. La ministre de la Santé a d'ailleurs demandé à la Haute autorité de santé "d'élaborer un reférentiel de bonnes pratiques à l'intention des professionnels de santé, pour que la contraception proposée soit la plus adaptée à chaque situation particulière". Car d'autres moyens contraceptifs existent. C'est ce que démontrait l'enquête Fecond, réalisée en 2010 par l'Inserm et l'Ined, et publiée récemment. 

Le préservatif est utilisé par une majorité de femmes en début de vie sexuelle: plus d'une femme de 15-17 sur deux l'utilise comme méthode contraceptive (59%), parfois en association avec la pilule (dans 15% des cas). La proportion des femmes y ayant recours décline au fil de l'âge.

La pilule, elle, restait toujours en 2010 la méthode de contraception la plus utilisée en France. Une femme de 15-49 ans sur deux l'utilise. Néanmoins, alors que la proportion de femmes prenant la pilule n'avait cessé d'augmenter depuis la légalisation de la contraception en 1967, son utilisation a légèrement diminué depuis le début des années 2000 (-4,6%). Chez les jeunes de 20-24 ans, la baisse atteint même -10,4%. 

Les nouvelles méthodes horomonales ne compensent pas complétment le moindre recours à la pilule. Diffusées au cours de la dernière décennie elles étaient utilisées en 2010 par 4% des femmes. 

- L'implant arrive en première position (2,6% des femmes). Il s'agit d'un petit bâtonnet qui contient le même type de substance que les pilules progestatives. Il est efficace à 99,9 %. Disponible en France depuis 2001, il est remboursé à 65% par l'Assurance Maladie.
- L'anneau vaginal (1%) contient une association d'hormones (estrogène+progestatif). Il est aussi efficace qu'une pilule oestro-progestative et n'est pas remboursé par l'Assurance maladie.

- Le patch contraceptif (0,4%) est un timbre qui se colle à la peau et qui contient une association similaire à celle d'une pilule combinée. Son efficacité est proche de celle des pilules mais il n'est pas remboursé par l'Assurance maladie. 


Le stérilet  est utilisé par 21% des femmes. Son recours reste en réalité réservé aux plus âgées (45-49 ans) et à celles qui ont déjà eu des enfants.
Pourtant, les recommandations de la Haute autorité de santé diffusées dès 2004 à l'ensemble des professionnels de santé précisent que le stérilet pouvait être utilisé à tous les âges, que la femme ait ou non eu un enfant. "Les raisons de ce faible recours (...) renvoient notamment aux représentations qu'ont les femmes et les professionnels de santé de cette méthode", précise l'enquête Fecond. Des représentations souvent erronées. 54% des femmes interrogées en 2010 considéraient que le stérilet n'était pas indiqué pour une femme n'ayant pas eu d'enfant. Du coté des gynécologues, ce pourcentage s'élevait à 69%. Enfin, 84 % des généralistes partagent ce point ce vue.

Les femmes sans méthode contraceptive et qui ne désirent pas tomber enceinte restent une petite minorité, environ, 3% (5,1% des 45-49 ans et seulement 0,9 des 15-17 ans).

Le modèle contraceptif français apparaît peu fléxible, comme figé, soulignait l'étude de l'Inserm et de l'INED. Il reste caractérisé par un recours important au préservatif en début de vie sexuelle puis vient ensuite l'utilisation de la pilule dès que la vie sexuelle se régularise.

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