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Etude pour la Fondation VINCI Autoroutes

Sommeil : 1 routier sur 3 prend des risques au volant

Selon une étude de la fondation VINCI Autoroutes, un conducteur de poids lourds sur trois s'estime susceptible d'avoir un accident à cause de la somnolence. 

Sommeil : 1 routier sur 3 prend des risques au volant  Capture d'écran : vidéo YouTube

  • Publié 17.05.2014 à 12h28
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La fatigue et la somnolence au volant augmentent le risque d'accidents de la route. Le danger est réel : 1 accident mortel sur 3 sur autoroute est associé à la somnolence, d'après les chiffres de la Sécurité routière. Pourtant, les usagers de la route ont souvent du mal à évaluer ce risque et ses conséquences. Et  à ce titre, les habitués du bitume que sont les chauffeurs de poids-lourds ne montrent pas l'exemple !

Des nuits de moins de six heures 
En effet, selon une étude pour la Fondation VINCI Autoroutes (1) dévoilée ce samedi par Le Parisien, près d'un conducteur de poids lourd sur trois s'estime susceptible d'avoir un accident de la route à cause d'un état de somnolence, la difficulté à rester éveillé, avec le risque d’endormissement (bâillements et paupières lourdes).
Cet état qui peut entraîner des périodes de « micro-sommeils » se comprend d'autant mieux que ces chauffeurs routiers sont 28 % à prendre la route après une nuit de moins de six heures. « Ce qui est surprenant, c'est de voir que, parmi ceux qui s'estiment susceptibles d'avoir un accident, 59 % en ont frôlé un de près récemment justement à cause de la somnolence », confie la principale auteure de l'étude le Dr Maria-Antonia Quera-Salva, responsable de l'unité du sommeil de l'hôpital Raymond-Poincaré à Garches (Hauts-de-Seine), dans des propos rapportés par le quotidien régional. 

Portable, café, ... pour rester éveillé
En moyenne, les routiers conduisent neuf heures par jour. Pour cette raison, ils mettent en place des stratégies pour vaincre la fatigue. Pas les meilleures malheureusement...
Ainsi, 5 % d'entre eux dévient volontairement sur la bande rugueuse pour rectifier leur conduite somnolente. Et 12 % se servent de leur téléphone portable pour rester en alerte. « Téléphoner en cas de somnolence crée un sur-risque ! » prévient à ce titre Bernadette Moreau, déléguée générale de la Fondation VINCI Autoroutes.
Par ailleurs, 18 % des chauffeurs routiers somnolents boivent plus de 10 tasses de café par jour. Une mauvaise idée car la caféine est contreproductive parce qu'elle provoque de l'anxiété et des troubles de l'attention. Face à ces conduites inconscientes, il semble utile de rappeler que dès les premiers signes de somnolence, le conducteur doit s’arrêter parce que les risques d’avoir un accident dans la demi-heure qui suit sont multipliés par 3 ou 4. Ses réflexes sont altérés et plus il roule vite et plus les conséquences sont graves en cas d’accident.

Enfin, dans les faits, même si l'accidentalité des poids-lourds marquait le pas le mois dernier (avril 2014), avec 6 tués de moins sur les routes, leurs accidents ont des répercussions bien plus graves que ceux des autres conducteurs. Les experts de la Sécurité routière estiment en effet que lorsque le conducteur d'un poids lourd meurt, il provoque aussi le décès de huit autres usagers de la route.

(1) Etude réalisée auprès d'un échantillon de 375 chauffeurs.

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