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Obésité

Wegovy, Mounjaro désormais remboursés : quelles conditions pour en bénéficier ?

À partir du 15 juin, l’Assurance Maladie prend en charge deux médicaments contre l’obésité : le Wegovy et le Mounjaro. Selon certaines conditions, ils pourront être remboursés à hauteur de 65 %. 

Wegovy, Mounjaro désormais remboursés : quelles conditions pour en bénéficier ? nortonrsx/istock

  • Publié le 15.06.2026 à 13h25
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Wegovy et Mounjaro seront partiellement remboursés. À partir de ce lundi 15 juin, l’Assurance Maladie prend en charge 65 % du prix de ces traitements, des analogues du GLP-1 prescrits en cas d’obésité ou de diabète de type 2. Comme le rappelle l’Assurance Maladie, ils permettent de ralentir la digestion et d’augmenter la sensation de satiété, et ainsi, de faciliter la perte de poids.

Quelles personnes sont éligibles au remboursement des GLP-1 ? 

Actuellement, ces médicaments coûtent entre 250 et 300 euros par mois, selon les pharmacies et les régions françaises. Le remboursement sera possible pour certains patients et selon différentes conditions. "Les patients pouvant bénéficier du remboursement de ces traitements sont ceux éligibles à la chirurgie bariatrique (chirurgie visant à obtenir une importante perte de poids grâce à des modifications du tube digestif)", indique le ministère de la Santé. Cela concerne les personnes ayant un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 40 (obésité massive) sans comorbidité ou celle présentant un IMC égal ou supérieur à 35 (obésité sévère) avec comorbidité.

Traitement de l’obésité : des médicaments à réserver à des situations spécifiques 

Pour obtenir le remboursement, la première prescription doit être réalisée par un professionnel de santé, spécialiste de l’obésité. Le ministère cite les médecins exerçant en centres spécialisés de l’obésité (CSO) ; en centres hospitaliers universitaires (CHU) ; en établissements de soins médicaux et de réadaptation (SMR) de gastro-entérologie, endocrinologie, diabétologie, nutrition ; et les endocrinologues en lien avec un CSO. "Ce type de traitement ne peut être prescrit qu’en seconde intention, en cas d’échec d’une prise en charge nutritionnelle (soit une perte de poids de 5 % du poids total après 6 mois), rappelle-t-il. Il doit intervenir en complément d’un régime hypocalorique et d’une augmentation de l’activité physique."

Dans une boîte à questions dédiée à ces médicaments, le ministère souligne qu’ils ne doivent pas être prescrits "à des fins esthétiques chez des personnes ne présentant ni surpoids ni problèmes de santé associés, sous peine de risques d’effets indésirables graves". Actuellement environ un million de personnes seraient éligibles à cette prise en charge. En 2017, cela pourrait représenter un coût de cent millions d’euros pour l’Assurance Maladie.  

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