- 2.810 médecins généralistes libéraux se sont installés en 2025 en France, contre 2.130 en 2024, soit une augmentation de 32 %.
- Parmi eux, 891 ont choisi de s’installer dans des zones d'intervention prioritaires.
- La même année, 23 % des Français ont renoncé à un soin médical pour des raisons financières, selon un sondage Que Choisir Ensemble.
Enfin ! Le nombre d'installations de médecins généralistes libéraux a augmenté de 32 % en 2025, par rapport à l'année précédente. En tout, ils étaient 2.810 à ouvrir leur cabinet en 2025, contre 2.130 en 2024 et 2.300 les années précédentes, selon l'"observatoire de l'accès aux soins" de l'Assurance Maladie, dont les chiffres ont été relayés par BFM .
Plus de médecins, moins de déserts médicaux
« Ce regain de la démographie des médecins généralistes en ville s'explique notamment par le relèvement significatif au cours de la décennie précédente du nombre de places ouvertes dans les facultés de médecine », indique l'Assurance maladie. Il s'agit donc des premiers effets concrets, qui devraient se poursuivre dans les années à venir.
Une bonne nouvelle donc, d'autant plus que ces nouvelles recrues bénéficient aux déserts médicaux. Actuellement, 25,9 millions de patients vivent dans ces zones sous dotés en professionnels de santé et 6,4 millions n'ont pas de médecin traitant, d'après l'association de défense des consommateurs Que Choisir Ensemble , qui milite pour une meilleure répartition des praticiens sur le territoire.
« En 2025, 891 médecins généralistes [se] sont installés [dans des zones d'intervention prioritaires], soit près de 300 installations supplémentaires par rapport à 2024 et une hausse de près de 45 % en un an », précise l'Assurance maladie.
Les Français renoncent aux soins pour raisons financières ou par manque de places
Si les médecins généralistes semblent plus accessibles géographiquement, la tendance n'est pas la même sur le plan financier. Cette année, ils sont plus nombreux à avoir choisi d'appliquer des dépassements d'honoraires, ce qui signifie qu'ils n'adhèrent pas ou plus au dispositif de maîtrise des suppléments d'honoraires (Optam). Entre 2025 et 2024, 1.832 ont quitté l'Optam, dont le nombre total est désormais de 15.461 inscrits.
Une désaffection qui pourrait avoir un impact sur l'accès aux soins, déjà restreint pour près d'un quart des Français. En effet, selon un sondage Que Choisir Ensemble publié la semaine dernière par RMC , 23 % ont renoncé à un soin médical pour des raisons financières en 2025. Le plus souvent, ils se sont privés d'un rendez-vous chez le dentiste (14 %) ou d'une consultation chez un médecin spécialiste (8 %).
Et quand ce n’est pas pour raisons financières, c’est pas manque de places. Toujours d'après le sondage Que Choisir Ensemble, 36 % de Français ont renoncé à se soigner car ils n'ont pas réussi à obtenir un rendez-vous.


