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Analyse génétique

Cancer du sein : éviter les chimiothérapies inutiles avec un test ADN

Par Ambre Amias

Un test génétique des tumeurs du sein permet de déterminer si la patiente a besoin d’une chimiothérapie. Il sera remboursé à hauteur de 1 850 euros.

Nobilior/epictura

Toutes les femmes qui ont subi une opération chirurgicale pour se faire enlever une tumeur du sein n’ont pas besoin de chimiothérapie. L’identification de celles qui pourront y échapper n’est pas évidente, mais une analyse génétique des cellules cancéreuses la permet depuis quelques années. Cette technique devrait être proposée, et remboursée par l’Assurance maladie à hauteur de 1 850 euros, aurait annoncé le ministère de la Santé, affirme le Figaro.

Les résultats d’une grande étude internationale viennent justement d’être présentés au congrès de l’Association américaine pour la recherche sur le cancer. Ils montrent, avec cinq ans de recul, que l’utilisation de cette technique permet de limiter le nombre de chimiothérapies, sans pour autant augmenter la mortalité. Près de la moitié des 1 550 patientes qui présentaient un haut risque de rechute ont pu échapper à la chimio.

6 000 candidates

Le test, qui devrait être disponible dans tous les hôpitaux français, repose sur l’identification d’anomalies sur certains gènes des cellules cancéreuses, et est utilisé sur de petites tumeurs localisées. Il permet de repérer celles qui sont susceptibles de récidiver, et qui nécessitent un traitement supplémentaire.

Car les chimiothérapies, même si la précision des doses et la qualité des produits s’est améliorée, restent des traitements agressifs. Outre la chute des cheveux et les nausées, qui restent les effets secondaires les plus visibles et les plus connus, elles peuvent provoquer des lésions des muqueuses et de la peau, des diarrhées, des troubles musculaires, et même des troubles cardiaques, à cour comme à plus long terme. Eviter ces traitements représente donc un bénéfice en matière de qualité de vie et de santé non négligeables

D’après le ministère de la Santé, 6 000 femmes pourraient bénéficier du test chaque année. La Haute autorité de santé (HAS) doit encore définir les conditions dans lesquelles le test sera utilisé, d’après le Figaro. Contacté par pourquoidocteur, le ministère de la Santé n’a pas encore confirmé ces informations.