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QUESTION D'ACTU

Ebola : le mea culpa de l'OMS


  • Publié 26.01.2015 à 08h00
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L’épidémie décline et l’heure des premiers bilans a sonné. Depuis décembre 2013, le virus Ebola a fait 9 000 victimes dans trois pays d’Afrique de l’Ouest, la Sierra Leone, le Libéria et la Guinée. Mais derrière cette bataille humanitaire à laquelle se sont livrés les ONG et les pays touchés, l’OMS est aujourd’hui la cible des critiques. Ce n’est qu’en août 2014 que l’Organisation onusienne reconnaissait « l’urgence de santé publique de portée internationale ». Sa directrice générale, Margaret Chan, l’a reconnu, elle-même, « le monde, y compris l'OMS, a été trop lent à voir ce qui se déroulait sous nos yeux ».

Lors d’un conseil exécutif qui s’est tenu ce dimanche, et que relate Paul Benkimoun dans Le Monde, les Etats membres se sont associés à ce mea-culpa. « Nous devons avoir honte car nous avons fait beaucoup trop peu », a lancé la représentante du Royaume-Uni. « L'OMS que nous avons n'est pas l'OMS dont nous avons besoin pour répondre aux urgences », a renchéri le porte-parole des Etats-Unis.

L’urgence n’est plus sur le terrain, elle est au siège de l’OMS à Genève. De « profondes réformes de structure » s’imposent, relève le journaliste. Notamment dans trois domaines, a expliqué Margaret Chan : « reconstruire et renforcer la préparation et la riposte nationales et internationales aux urgences, aborder la manière dont les nouveaux produits médicaux arrivent sur le marché et renforcer la manière dont l'OMS opère lors des urgences ».
Constat douloureux pour illustrer ces « trous béants » dans la riposte au virus : aucun vaccin ou traitement n’était disponible, rappelle le quotidien.
Mais cette absence de commandement qui incombe à l’OMS ne doit pas faire oublier la timidité des Etats, la faible mobilisation des industriels et le manque d’échange d’informations entre les pays membres.

A l’occasion de ce conseil exécutif, plusieurs orientations ont été adoptées pour refonder une nouvelle « gouvernance » de l’OMS. L’une d’elles consiste à mettre en place un fonds de réserve de 100 millions de dollars pour assurer le soutien des médicaments à la recherche. Il sera alimenté par des contributions volontaires des Etats membres. On attend la suite !


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