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QUESTION D'ACTU

Autisme : les parents réclament des aides pour soigner leurs enfants


  • Publié 21.04.2016 à 09h45
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Le Comité national autisme 2016 qui se réunit ce jeudi pour dresser le bilan et examiner les perspectives 2016-2017 du 3e plan autisme est une échéance très attendue par les associations de parents. Ils espèrent que Ségolène Neuville, secrétaire d'État chargée du handicap, annoncera la concrétisation de sa promesse faite début avril, rappelle Le Parisien, à savoir la mise en place « d'une aide financière complémentaire pour les familles qui déboursent énormément d'argent pour des intervenants actuellement non pris en charge par la Sécurité sociale ».

De Vaincre l’autisme, à SOS autisme en passant par le Collectif autisme, pour ne citer que les plus connues, les associations relaient un même message : la France doit avancer, et vite, dans l’amélioration de la prise en charge des patients autistes, à commencer par les enfants.

Longtemps cantonnés à une approche psychanalytique, les soins proposés en France sont très en retard sur ce que proposent de nombreux autres pays. Une situation qui crée des inégalités de prise en charge majeures. Aujourd’hui, seuls les enfants dont les parents qui ont des moyens financiers suffisants peuvent bénéficier de séances d’ergothérapie ou de psychomotricité, par exemple. Car bien que la Haute autorité de santé (HAS) ait, il y a déjà plus de trois ans, cessé de recommander les prises en charge psychanalytiques pour les enfants autistes, seul ce type de thérapies est aujourd’hui remboursé par la Sécurité sociale. Une aberration que dénoncent les associations.

Les parents doivent assumer l’entier des soins de leurs enfants s’ils veulent recourir à des méthodes éducatives et comportementales recommandées par la HAS. « La prise en charge correcte d'un enfant autiste se situe entre 2 000 et 3 000 euros par mois, dépenses impossibles pour la majorité des familles », dénonce la présidente de SOS autisme, Olivia Cattan, dans Le Parisien.

Autre problème majeur pour ces parents : trouver un établissement pour accueillir leur enfant. L’exode forcé des enfants autistes vers la Belgique est dénoncé par les associations. Un message entendu par le gouvernement semble-t-il, puisque 3 400 places d’accueil ont été promises d’ici 2017. Un geste significatif, mais sans doute insuffisant : en France, 250 000 enfants seraient atteints d’un trouble du spectre autistique, et seuls 20 % sont aujourd’hui scolarisés.

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