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QUESTION D'ACTU

Implants mammaires : un décès et un cas supplémentaire en France


  • Publié 26.03.2015 à 11h39
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La semaine dernière, on apprenait qu’un cas rare de lymphome, dit anaplasique à grandes cellules (LAGC), serait associé au port de prothèses mammaires. Une information présentée début mars dans un rapport par des experts de l’Institut national du cancer (INCa) et révélée par Le Parisien. Le ministère de la Santé avait réagi très rapidement, pour rassurer les femmes porteuses d’implants (environ 400 000 en France). Aujourd’hui, le quotidien révèle un second décès parmi les 18 cas de LAGC recensés en France, ainsi qu’un dix-neuvième nouveau cas. Des annonces qui auraient été faites par Agnès Buzyn, directrice de l’INCa, lors d’un « comité de suivi ».

 

La tension monte donc au ministère de la Santé, face à cette situation inédite ; c’est en effet la première fois qu’un cancer est directement relié à un dispositif implantable. Hier, à l’issue du comité de suivi, qui réunissait les autorités de santé, les sociétés savantes de chirurgiens et les associations de patients, la Direction générale de la santé a annoncé la création d’un registre des porteuses d’implants mammaires.

Malgré le récent scandale des prothèses PIP, et ses 4 000 victimes, rien n’avait encore été fait en ce sens, comme le souligne Joëlle Manighetti, représentante des victimes, dans les colonnes du Parisien.

 

Les associations de victimes ont depuis la semaine passée dû faire face à l’inquiétude des femmes porteuses d’implants mammaires, nombreuses à chercher des réponses à leurs questions. Mais difficile de répondre et encore moins de donner des conseils, dans la mesure où, pour le moment, les scientifiques n’ont aucune explication pour relier les prothèses au LAGC. Tout au plus sait-on que 100 % des cas concernent des prothèses dites « texturées ». Selon Le Parisien, la piste d’une réaction allergique qui se produirait chez certaines femmes, ayant peut-être une prédisposition génétique, est explorée.

 

Un moratoire a été demandé par les associations, alors que les chirurgiens, qui ont fait part de leurs « réserves » face à la mise en place du registre, selon Le Parisien, estiment également que les alertes sont « exagérées ». Statistiquement, le risque de LAGC reste faible, mais des cas ont été recensés dans plusieurs pays, 174 au total, et ce second décès en France risque d’augmenter l’inquiétude des femmes. L’Agence nationale du médicament (ANSM) se réunira demain, vendredi, pour statuer sur les mesures à prendre ; une interdiction de certaines prothèses n’est pas exclue.

 

 

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