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Vacances

Oublier la météo pour garder le moral

Par Afsané Sabouhi

Pour les deux tiers de la France, ce mois de juillet ressemble à un mois d’octobre. Si la luminothérapie n'est pas nécessaire pour compenser la grisaille, il faut savoir profiter des bienfaits des vacances.

Matt Dunham/AP/SIPA

14 petits degrés à Deauville, 17 à Paris et à peine 19 à Bordeaux. Ce matin, si vous n’habitez pas le pourtour méditerranéen, vous avez probablement opté pour le parapluie plutôt que pour les sandales. Après la pluie vient le beau temps, dit-on. Oui mais quand ? Pour beaucoup, cette météo bien plus automnale qu’estivale commence à porter au moral.
L’explication biologique est simple, la lumière joue un rôle très important dans la régulation de notre horloge interne. En période de faible luminosité, l’organisme surproduit l’hormone qui régule le système veille-sommeil, la mélatonine. Résultat ? Des sensations de fatigue et de morosité qui peuvent aller jusqu’à la dépression saisonnière. En France, 10% à 15% des épisodes dépressifs sont liés à ce déficit de lumière. Mais même si l’été se fait désirer sur une large moitié nord du pays, il n’y a pas d’épidémie de dépression saisonnière à l’horizon. La grisaille estivale nous apporte malgré tout notre dose quotidienne de lumière. 

Pr Emmanuelle Corruble, psychiatre au CHU du Kremlin-Bicêtre (94) : « La dépression saisonnière survient en hiver faute de lumière, pas faute d’ensoleillement »



Pas la peine donc de recourir à la luminothérapie pour compenser la grisaille ambiante. Pour bloquer la production de mélatonine et reprogrammer l’horloge biologique des dépressifs saisonniers, on leur recommande en effet des séances d’exposition régulière à une lumière artificielle proche de celle du soleil. Mais si vous êtes juste lassé d’attendre le soleil, enfilez plutôt une petite laine et sortez profiter de la lumière naturelle, même entre les averses ! Car ce qui compte par dessus tout pour votre moral et votre forme de la rentrée, c’est de profiter pleinement de ce temps de rupture et de repos que constituent les vacances.

Pr Emmanuelle Corruble : « Profiter de l’extérieur, faire du sport, adopter un rythme de vacances et ne pas s’obnubiler avec la météo »



Plus facile à dire qu’à faire visiblement si l’on en juge par la fréquence de l’expression « anticyclone des açores » dans le moteur de recherche Google : +160% par rapport à l’année dernière à la même époque pour celui que Météo France rend responsable de cet été qui n’en finit plus d’arriver.