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Seniors mal protégés

Grippe : les plus de 65 ans particulièrement touchés

Par la rédaction

Alors que l'épidémie de grippe continue de sévir dans tous les départements français, un nouveau bilan souligne le risque accru pour les personnes âgées et la nécessité de recourir au vaccin. 

Gary Coronado/AP/SIPA

Depuis janvier, les cas de grippe se multiplient dans l'hexagone. Les virus H3N2 et H1N1 touchent tous les départements et tous les âges, de quatre mois à 98 ans.

Personnes vulnérables

D'après le Bulletin épidémiologique de la grippe, publié le 28 janvier par l'Institut de veille sanitaire (InVS), la proportion de malades de la grippe a augmenté de 55 % depuis le 19 janvier, et le taux d'hospitalisation de 43 %.

L'épidémie est particulièrement virulente depuis trois semaines. Sans surprise, les personnes âgées sont plus vulnérables à l'épidémie, en témoigne l'âge moyen des malades : 62 ans. Et, chiffre significatif, 51 % des cas graves de grippe admis dans un service de réanimation ont plus de 65 ans.

Un constat d'autant plus sérieux que le taux de mortalité augmente considérablement après 85 ans, alors que les mesures de prévention les plus simples, comme la vaccination, ne sont pas toujours mises en oeuvre. 


Jusqu'au 28 Février
Les médecins estiment pourtant que le vaccin contre la grippe réduit fortement la probabilité de tomber malade. Une minorité de malades (26 %) avaient préalablement été vaccinés contre le virus. 

Pour les personnes les plus à risque, la vaccination pourrait les protéger d'une maladie potentiellement mortelle. En effet, depuis novembre, 223 cas graves ont été enregistrés par les services d'ugence, dont 16 décès. Un adolescent de 14 ans domicilié à Anzin-Saint-Aubin (Pas-de-Calais) serait décédé d'une forme sévère de grippe en début de semaine.

Un sombre bilan qui, selon les autorités sanitaires, aurait pu être évité. Elles ont donc étendu la campagne de vaccination d'un mois, jusqu'au 28 février, pour tenter de limiter les dégâts. Hormis les personnes âgées, la campagne vise d'autres groupes à risque dont les femmes enceintes, les patients atteints de certaines affections de longue durée (ALD), ainsi que celles présentant un certain niveau d'obésité (indice de masse corporelle IMC supérieur à 40 kilogrammes par mètre carré). 

Une récente étude, publiée dans la revue The Lancet, rappelait également l'intérêt de la prise d'antiviral chez les personnes les plus à risques. Les données indiquent que la prise journalière de 75mg de Tamiflu diminue le risque d’infections des voies respiratoires de 44 % et le taux d'hospitalisation de 63 %.