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QUESTION D'ACTU

Contre la suppression du médecin de garde la nuit

SOS Médecins : les raisons d'une grève

Les urgentistes de SOS Médecins ont annoncé qu'ils suspendaient leur activité ce dimanche pour 24 heures. Ils dénoncent les risques pour les patients de la suppression du médecin de garde la nuit.

SOS Médecins : les raisons d'une grève WITT/SIPA

  • Publié 25.01.2015 à 12h47
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  • PDS

Les médecins des associations SOS Médecins ont interrompu leur activité durant 48 heures les 29 et 30 décembre 2014 pour dénoncer « les effets néfastes » pour les patients du projet de loi Santé de Marisol Touraine. Mais un mois après cette mobilisation, la colère de ces urgentistes ne s'est pas apaisée. Ils ont même lancé un nouveau mouvement de grève ce dimanche 25 janvier 2015 à partir de 8h du matin sur l’ensemble du territoire français.


Une permanence des soins hospitalière

Dans une lettre adressée au president de la République SOS Médecins écrit que « d’ores et déjà, des décisions prises récemment par certaines Agences Régionales de Santé (ARS) "avec la bénédiction du Ministère de la santé", créent des situations dangereuses pour les patients. »
Ces médecins font référence à la récente suppression de la permanence de soins libérale entre minuit et 8 heures du matin, qui a déjà été décidée par les directeurs d’ARS de Lorraine et du Nord Pas de Calais. Elle a été remplacée par une permanence de soins exclusivement hospitalière avec transport du malade aux urgences.

Une décision incohérente pour les patients

Dans ce courrier disponible sur leur site, l'association poursuit : « Monsieur le Président, trouvez-vous normal qu’entre minuit et 8 heures du matin, les parents d’un nourrisson souffrant de laryngite ou de bronchiolite, soient contraints de le conduire obligatoirement aux Urgences Pédiatriques ?
Qu’un patient faisant une crise de colique néphrétique au milieu de la nuit, soit obligé de se rendre aux urgences de l’Hôpital pour être soulagé ? »
Pire encore peut-être, « qu’une personne âgée faisant un épisode de gêne respiratoire au petit matin, n’ait d’autre solution que de partir en ambulance finir sa nuit dans un couloir d’hôpital ? »

Une mesure couteûse
Pour ces médecins, tous ces patients auraient pu rester à leur domicile, pris en charge par des praticiens de nuit disponibles afin de leur éviter « les contraintes ("temps d’attente considérables") et le traumatisme de l’hospitalisation nocturne. »
Par ailleurs, ces médecins expliquent que dans le contexte économique actuel cette décision est incohérente, car « les coûts pour la collectivité d'une hospitalisation nocturne sont cinq fois supérieurs à celui de l’envoi d’un médecin au chevet du patient. »

Vers une disparition du médecin de garde en nuit profonde
Des craintes d'autant plus légitimes que dans son dernier "Etat des lieux de la permanence des soins" (au 01/01/2014), l'Ordre des médecins notait une « poursuite de la réduction du nombre de territoires de permanence Des Soins et un accroissement de la disparition des médecins exerçant en nuit profonde. »
En chiffres, l'Ordre révélait qu'en nuit profonde, « il n’y a pas de médecins régulateurs libéraux dans un tiers des départements français. »
Au final, pour tenter de convaincre les praticiens, les ARS majorent parfois leur rémunération. Mais dans d'autres territoires ce sont ces mêmes ARS qui stoppent les gardes en nuit en profonde pour faire des économies.

 


 

 

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