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L'adultère, une affaire de gène

Par Philippe Berrebi

MOTS-CLÉS :

Dans les grandes agglomérations, les slogans s’affichent outrageusement sur les culs-de-bus. Des sociétés proposent leurs services pour trouver des alibis à des personnes qui trompent leur conjoint. Sur le mode « Un petit mensonge fait moins de mal que la vérité », l’adultère peut désormais se pratiquer en toute sécurité !
Mais à peine installé, ce business ne sera peut-être plus lucratif. En matière de tromperie, les scientifiques viennent de trouver un argument de choc, grratuit de surcroît,  aux hommes et femmes infidèles. « Ce n’est pas de ma faute, c’est celle de mes parents ! »

En effet, « 63 % des hommes infidèles, et 40 % des femmes adultères le seraient à cause de leur patrimoine génétique », selon une étude australienne rapportée par le Telegraph et relayée en France par plusieurs magazines féminins.

Les chercheurs l'université du Queensland ont étudié les séquences génétiques de 7 300 jumeaux âgés de 18 à 49 ans, tous engagés dans une relation de longue durée. 10 % des hommes et 6,4 % des femmes avaient eu au moins deux partenaires au cours de l’année qui a précédé l’enquête.

Un coupable a été identifié chez la femme : le gène AVPRIA pourrait être responsable des infidélités conjugales. Impliqué dans la production de l'hormone arginine-vasopressine, ce gène est connu pour agir sur le comportement social. Même si des études plus poussées doivent être menées, l’un des auteurs de l’étude se veut affirmatif : « Nos recherches montrent clairement que les gènes influencent le comportement sexuel des gens », a commenté au Telegraph le Dr Brendan Zietsch, chercheur à l'université de psychologie.

On savait que l’amour était une question de chimie, on ignorait que l’adultère ne peut pas se pratiquer sans gène !