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Cohorte d’enfants Elfe

9 couples sur 10 veulent connaître le sexe de leur futur enfant

Par la rédaction

Les premiers résultats de l’enquête Elfe montrent que la plupart des futurs parents souhaitent connaître le sexe de leur enfant avant la naissance.

PULSE/SIPA
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L’enquête Elfe livre ses premiers résultats. Cette vaste étude longitudinale démarrée en 2011 va permettre de suivre le parcours de 18 000 enfants, de leur naissance à leurs 20 ans. Actuellement, les « enfants Elfe » ont trois ans et demi. Les premiers résultats de l’enquête paraissent au compte-goutte.

Et certains nous renseignent sur la manière dont les parents se préparent à la naissance d’un enfant, et en particulier sur leur désir de connaître le sexe de futur bébé. Ainsi, 9 Français sur 10 choisissent d’effectuer une échographie pour percer le mystère avant la naissance. Au risque d’être, parfois, un peu déçus…

Les hommes préfèrent les garçons
40 % des parents expriment en effet une préférence de sexe pour leur premier enfant avant la naissance. Chez les futures mères, ces désidératas s’équilibrent : 20 % des sondées préfèrent avoir une fille et 20% opteraient plutôt pour un garçon. En revanche, les hommes sont plus nombreux à désirer un petit garçon (25%) plutôt qu’une fille (14%).

Pour le deuxième enfant, les parents qui expriment une préférence de sexe sont nettement plus nombreux. Ce souhait est directement lié au sexe du premier enfant. Car histoire de varier les plaisirs, les parents aiment mieux constituer des fratries mixtes.

Bertrand Jeay, sociologue et chercheur pour le projet Elfe, analyse ces résultats : « Ces premiers éléments montrent que les familles se préparent beaucoup, psychologiquement et matériellement, à la venue d’un bébé. La question du sexe de l’enfant les préoccupe, car cela influence de nombreux choix en amont (couleur de la chambre, jouets, habits…). Alors que beaucoup de personnes dénoncent une forme d’indifférenciation des garçons et des filles, on réalise que ce n’est pas tout à fait vrai ».

Impact sur la fécondité
Au prime abord, cette donnée peut sembler anecdotique, le sexe des bébés étant plus affaire de « chance » que de préférence. Et pourtant, elle peut influer directement sur le taux de fécondité d’un pays. Avant la France, l’Allemagne a ainsi étudié l’impact de ces préférences sexuées sur la démographie. Dans une étude datée de 2003, des chercheurs notent ainsi que les parents qui souhaitent un ou plusieurs enfants d’un sexe déterminé ont tendance à avoir des familles plus nombreuses que s’ils n’expriment aucune préférence.