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Les cliniques plus compétitives que l'hôpital

Par Philippe Berrebi

Voilà du grain à moudre pour le gouvernement qui souhaite contenir les dépenses hospitalières dans le cadre du projet de loi 2015 de financement de la sécurité sociale. Le secteur public coûte plus cher que les cliniques privées, s’exclame aujourd’hui la presse. « Les actes pratiqués dans le secteur privé coûtent moins cher à l’Assurance maladie, et les dépassements d’honoraires ne sont pas si importants que le disent les autorités publiques », résume Le Parisien.
A l’origine de cette « petite bombe », une étude réalisée par des universitaires à partir de quatre bases de données confidentielles. Commandé par le syndicat représentant les chirurgiens, les anesthésistes et les obstétriciens de blocs opératoires (Le Bloc), ce travail porte sur les actes de chirurgie, d’anesthésie et d’obstétrique.

Une intervention réalisée dans le privé, relève le journaliste Daniel Rosenweg, est facturée 7,8 % moins cher que lorsqu’elle pratiquée dans le public. Et pour l’Assurance maladie, l’écart est multiplié par deux (15,8 %). A cela, deux raisons : les tarifs des actes sont plus élevés dans le public et les dépassements d’honoraires sont, contrairement à une idée reçue, plutôt modérés dans le privé. Pour une consultation ou une opération classique (hors esthétique), le supplément demandé par rapport au tarif de la sécurité sociale s’élève, en moyenne, à 38 %.
Au final, sur les 48 interventions étudiées, l’hôpital est plus compétitif seulement sur 3 actes.

A travers cette étude, les médecins du privé espèrent faire entendre leur voix auprès des autorités, notamment sur la revalorisation de leurs actes, et convaincre les complémentaires de prendre en charge l’enveloppe d’1,2 milliard d’euros que représentent leurs dépassements d’honoraires.

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