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QUESTION D'ACTU

Des événements indésirables sans gravité

Les généralistes commettent une erreur tous les 2 jours

Les erreurs médicales sont courantes dans le cabinet des généralistes. La plupart d'entre elles sont sans gravité. 

Les généralistes commettent une erreur tous les 2 jours JDD/SIPA

  • Publié 10.09.2014 à 16h57
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Mauvais diagnostic, absence d’ordonnance, identification erronée du patient, les erreurs médicales sont courantes dans les cabinets des généralistes. Il y en aurait même 1 tous les 2 jours, selon un rapport du ministère de la Santé.

Mauvaise prescription

L’étude a porté sur 127 médecins exerçant dans les 22 régions de France au cours des mois de mai et de juin 2013. Le rapport a recensé 475 évènements indésirables associés aux soins (EIAS). Parmi elles, 74 sont dues à une erreur dans la prescription du médicament. Des erreurs qui surviennent bien plus souvent en cabinet (59 %) que lors d’une consultation à domicile (26 %).

Des cas « évitables » 
Ces fautes sont cependant, dans la plupart des cas, sans conséquence sérieuse pour la santé. En effet, 77 % des patients victimes d’EIAS n’ont rencontré aucun problème particulier et 21 % se sont retrouvés en incapacité temporaire.
Cette incapacité temporaire désigne, par exemple, une infection urinaire suite à un médicament prescrit trop tardivement. Les cas graves restent très rares : le rapport fait mention d’un décès, quatre menaces vitales et trois cas d’incapacité. Sur le total des cas répertoriés, 344 d’entre eux étaient « évitables. » 


Pistes d’amélioration
Pour éviter ces erreurs médicales, des améliorations sont nécessaires notamment en terme d’organisation. 42 % de ces couacs médicaux relèvent d’un problème d’organisation. Tous les cabinets médicaux n’ont pas de secrétariat. Or, la prise de rendez-vous durant une conusultation avec une autre personne est l’un des meilleurs moyens pour faire une erreur.

Autre terrain à améliorer, la communication des médecins avec ses patients. A ce titre, le dossier médical personnel (DMP), carnet de santé numérique que le patient peut consulter, pourrait être une solution efficace. Encore faudrait-il revoir le fonctionnement de ce dispositif, lancé en 2004, qui ne semble pas encore tout à fait au point.

 

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